-31 juillet-
J'ai fait ma première rencontre de vrais pèlerins hier et aujourd'hui... Je suis dans le doute et la déception.
Le premier est parti de Hollande il y a 4 mois et arrivera à St-Jacques dans un autre 2 mois. L'autre commence ce matin et y sera dans 2 quelques semaines. Les deux sont plus chargés que moi... Eh oui, n'ayant pas de comparaison, j'avais l'impression d'être chargé comme un âne mais non, le gars qui vient de hollande a le double du poids sur son dos. L'autre, pas tout à fait autant mais quand même... J'ai aussi vu pleins de pèlerins un peu partout dans les rues et tous sont plus chargés que moi.
Qu'est-ce qui s'est passé avec moi ? Je n'en ai aucune idée. La douleur aux pieds était réelle et je ne l'ai pas exagérée. La solitude était réelle ça non plus je ne l'ai pas imaginée. Qu'est-ce qu'il y a de différent entre mois et les autres... ceux qui y arrivent ? Pourquoi j'ai baissé les bras et ai choisi le chemin le plus facile pour voyager ?
Le doute y était pour quelque chose... je penses que je suis parti en me disant que d'y arriver n'était pas si important que ça. Dès le début, je me disais que j'y arriverais "si Dieu le veut" et comme Dieu ne s'est pas manifesté, inconsciemment, je me suis dis que ma route était ailleurs. Comment fait-on pour savoir le bon chemin à prendre, la bonne route à emprunter ? est-ce seulement une question de choix ? Une question de foi ? Est-ce que tous les chemins mènent à Rome et si oui, y en a-t-il qui y mène plus facilement ?
Où me mène tout ceci ? Qu'est-ce que je vois et qu'est-ce que je ne vois pas ?
Il faut quand même que je me dise que mon objectif dans ce voyage était d'aller en Afrique et que j'ai ajouté le chemin de St-Jacques en me disant que ce serait intéressant de voir l'Europe de cette manière. Abandonner le chemin de St-Jacques, c'est une peu comme revenir à mon premier projet... Je décide de voir la chose sous cet angle-là... Si jamais je veux faire le chemin de St-Jacques, je me préparerai mieux, m'équiperai en conséquence avec ce que je sais maintenant et je ne ferai que cela... C'est le choix que je fais et je le justifie comme ça... Ce qui est intéressant est que j'aurais pu faire le choix opposé et le justifier aussi... Ouin, encore de la réflexion à faire sur la nature et la justification des choix... Intéressant tout de même de voir l'importance que prend la perspective dans l'établissement des choix et surtout de leur justification... à explorer.
Messages V.S. Commentaires...
Juste une petite note pour vous dire que je ne peux répondre aux commentaires que vous faites sur le blogue et qu'il m'est impossible de savoir qui me laisse un message à moins que vous ne m'y indiquiez textuellement qui vous êtes.
Le moyen le plus facile de correspondre avec moi est de m'envoyer des courriels à noroit@gmail.com
À plus tard :)
Le moyen le plus facile de correspondre avec moi est de m'envoyer des courriels à noroit@gmail.com
J'ai ajouté de nouvelles photos et vous avez deux choix pour y accéder...
1- Les liens à gauche en haut sous Trajet sur carte.
2- Les liens à gauche, plus bas sous Photos de Noroît.
À plus tard :)
vendredi 31 juillet 2009
jeudi 30 juillet 2009
pamplona
-30 juillet-
Bon ben aujourd'hui, je fais rien ! Je reste à Pamplune et je me promène... Je devais aller en autobus dans un petit village qui s'appelle Noaim mais a la place, je suis allé m'asseoir dans une église, au frais pour prendre un peu de recul. Le voyage commence a me peser. J'ai moins le goût d'être ici et plus le goût d'être dans un chez-moi hypothétique qui dans mes pensées me paraît bien mieux qu'où je suis. Je sais que ce n'est pas vrai mais quand même. Au bout d'une heure, je dois quitter... c'est la messe et ça ne me dis vraiment pas; je vais donc faire un petit tour au parc Yamaguchi où je m'endors pour une heure dans un petit pavillon qui se trouve sur un petit étang au milieu du parc. Je suis réveillé par un petit groupe de jeune qui veulent se faire prendre en photo... c'est pas facile faire le focus avec un appareil quand les yeux sont encore endormis. L'après-midi s'étire et il fait chaud. J'ai le goût de me changer les idées alors je vais au cinéma... Harry Potter va m'apporter toutes les réponses et éponger mes doutes (humour). En fait, Harry Potter en espagnol n'a réussi qu'à m'apporter qu'un léger mal de tête... Je suis quand même surpris de ma compréhension du film... bon, le fait que j'ai lu le livre aide mais quand même... je sens au fil des jours une amélioration de ma compréhension de l'espagnol dont je suis pas mal fier.
À mon retour à l'auberge, on me demande comment était mon excursion... Je suis pas trop certain de savoir comment leur expliquer que je n'y suis pas allé, je réponds que ma journée s'est bien passée... ça les satisfait.
C'est un dodo tôt pour moi ce soir, demain je pars pour Madrid
Bon ben aujourd'hui, je fais rien ! Je reste à Pamplune et je me promène... Je devais aller en autobus dans un petit village qui s'appelle Noaim mais a la place, je suis allé m'asseoir dans une église, au frais pour prendre un peu de recul. Le voyage commence a me peser. J'ai moins le goût d'être ici et plus le goût d'être dans un chez-moi hypothétique qui dans mes pensées me paraît bien mieux qu'où je suis. Je sais que ce n'est pas vrai mais quand même. Au bout d'une heure, je dois quitter... c'est la messe et ça ne me dis vraiment pas; je vais donc faire un petit tour au parc Yamaguchi où je m'endors pour une heure dans un petit pavillon qui se trouve sur un petit étang au milieu du parc. Je suis réveillé par un petit groupe de jeune qui veulent se faire prendre en photo... c'est pas facile faire le focus avec un appareil quand les yeux sont encore endormis. L'après-midi s'étire et il fait chaud. J'ai le goût de me changer les idées alors je vais au cinéma... Harry Potter va m'apporter toutes les réponses et éponger mes doutes (humour). En fait, Harry Potter en espagnol n'a réussi qu'à m'apporter qu'un léger mal de tête... Je suis quand même surpris de ma compréhension du film... bon, le fait que j'ai lu le livre aide mais quand même... je sens au fil des jours une amélioration de ma compréhension de l'espagnol dont je suis pas mal fier.
À mon retour à l'auberge, on me demande comment était mon excursion... Je suis pas trop certain de savoir comment leur expliquer que je n'y suis pas allé, je réponds que ma journée s'est bien passée... ça les satisfait.
C'est un dodo tôt pour moi ce soir, demain je pars pour Madrid
mercredi 29 juillet 2009
San Sebastian-Pamplona
-29 juillet-
Voyage en autobus pour me rendre à Pamplona (Pamplune) mais on dirait que je ne veux pas partir de San Sebastian. J'ai manqué le premier bus (10h) et failli manquer le deuxième (11h30). Je penses que j'ai besoin de rester au même endroit pendant quelques jours. Madrid sera cet endroit. J'y rencontre un ami montréalais en vacance en Espagne... J'ai bien hâte de passer quelques jours avec un ami et surtout au même endroit...
Pour ce qui est de Pamplona, c'est une très belle ville. La vieille ville est très belle avec ses édifices hauts et colorés, la citadelle transformée en parc, sa cathédrale peu impressionnante de l'extérieur mais très belle à l'intérieur et ses superbes parcs. J'ai un peu pris le rythme des espanols ici... je me repose pendant la sieste et ressort vers 16h, au moment ou il y a de l'ombre. Je pensais être seul à faire ça mais même les résidents longent les murs et cherchent l'ombre des édifices et des arbres... ouf, je ne suis pas fou ;)
À mon retour à l'hôtel, il y a deux français qui font une partie du chemin de Compostelle qui sont ici et on passe la soirée ensemble. Ils veulent tout savoir du Québec alors c'est une soirée pas mal intéressante. Ils me parlent de leur expérience du chemin et on discute de chose et d'autres entre deux tapas, une bière sur la place de la ville et une dernière bière Chez Capone... Une super belle soirée...
Ca fait du bien de me retrouver avec des gens pour quelques heures... Je m'apperçois que j'aimerais bien voyager avec quelqu'un ou un groupe... Peut-être faudra-t-il que je réajuste ma façon de voyager...
Souper de grignotage et soirée avec deux Francais dans un bar.
Voyage en autobus pour me rendre à Pamplona (Pamplune) mais on dirait que je ne veux pas partir de San Sebastian. J'ai manqué le premier bus (10h) et failli manquer le deuxième (11h30). Je penses que j'ai besoin de rester au même endroit pendant quelques jours. Madrid sera cet endroit. J'y rencontre un ami montréalais en vacance en Espagne... J'ai bien hâte de passer quelques jours avec un ami et surtout au même endroit...
Pour ce qui est de Pamplona, c'est une très belle ville. La vieille ville est très belle avec ses édifices hauts et colorés, la citadelle transformée en parc, sa cathédrale peu impressionnante de l'extérieur mais très belle à l'intérieur et ses superbes parcs. J'ai un peu pris le rythme des espanols ici... je me repose pendant la sieste et ressort vers 16h, au moment ou il y a de l'ombre. Je pensais être seul à faire ça mais même les résidents longent les murs et cherchent l'ombre des édifices et des arbres... ouf, je ne suis pas fou ;)
À mon retour à l'hôtel, il y a deux français qui font une partie du chemin de Compostelle qui sont ici et on passe la soirée ensemble. Ils veulent tout savoir du Québec alors c'est une soirée pas mal intéressante. Ils me parlent de leur expérience du chemin et on discute de chose et d'autres entre deux tapas, une bière sur la place de la ville et une dernière bière Chez Capone... Une super belle soirée...
Ca fait du bien de me retrouver avec des gens pour quelques heures... Je m'apperçois que j'aimerais bien voyager avec quelqu'un ou un groupe... Peut-être faudra-t-il que je réajuste ma façon de voyager...
Souper de grignotage et soirée avec deux Francais dans un bar.
mardi 28 juillet 2009
Bordeaux-San Sebastian
-28 juillet-
Départ manqué du train... le train de 9h50 est cancellé. Je fais un changement de billet mais le train qu'on m'a recommandé n'est pas bon... il ne vas pas a Irun... Finalement, je fini par trouver un train qui part un peu plus tard mais arrive a temps pour ma correspondance vers San Sebastian. Donc tout se passe bien.
San Sebastian est une ville portuaire et l'auberge de jeunesse ou je demeure est situee directement dans la vieille ville, a proximite de tout. C'est une auberge de jeunesse typique, bien située, un peu croche, pas tout à fait propre mais super charmante avec un staff jeune et pas mal sur le party.
Je me repose un peu en après-midi avant d'aller faire une promenade-photo. Il y a une grande promenade qui fait le tour de la côte et on peut monter sur une colline qui surplombe la ville et sur laquelle il y a une ancienne citadelle. Quelle vue ! Mais aussi quelle montée... Les paysages environnants sont à couper le souffle, l'océan, les plages, la ville et les montagnes au loin font de chaque photo une carte postale...
J'ai soupé dans un bar Tapas, un vrai ! (voir photo sur Picasa). J'adore le concept même si à mon entrée, j'étais un peu dépassé par l'athmosphère du bar et comment les choses se passent. Tout d'abord, on te donne une assiette, tu fais le tout en te battant avec les gens qui veulent aussi se servir et ceux assis au bar pour manger afin d'atteindre les assiettes et te servir. Un fois que c'est fait, ils comptent le nombre de morceau et servent la bière... un peu comme un Dim Sum finalement mais on se sert soi-même... J'ai adoré l'expérience... il faut se faire entendre et prendre sa place mais c'est la culture qui rentre il semble.
Départ manqué du train... le train de 9h50 est cancellé. Je fais un changement de billet mais le train qu'on m'a recommandé n'est pas bon... il ne vas pas a Irun... Finalement, je fini par trouver un train qui part un peu plus tard mais arrive a temps pour ma correspondance vers San Sebastian. Donc tout se passe bien.
San Sebastian est une ville portuaire et l'auberge de jeunesse ou je demeure est situee directement dans la vieille ville, a proximite de tout. C'est une auberge de jeunesse typique, bien située, un peu croche, pas tout à fait propre mais super charmante avec un staff jeune et pas mal sur le party.
Je me repose un peu en après-midi avant d'aller faire une promenade-photo. Il y a une grande promenade qui fait le tour de la côte et on peut monter sur une colline qui surplombe la ville et sur laquelle il y a une ancienne citadelle. Quelle vue ! Mais aussi quelle montée... Les paysages environnants sont à couper le souffle, l'océan, les plages, la ville et les montagnes au loin font de chaque photo une carte postale...
J'ai soupé dans un bar Tapas, un vrai ! (voir photo sur Picasa). J'adore le concept même si à mon entrée, j'étais un peu dépassé par l'athmosphère du bar et comment les choses se passent. Tout d'abord, on te donne une assiette, tu fais le tout en te battant avec les gens qui veulent aussi se servir et ceux assis au bar pour manger afin d'atteindre les assiettes et te servir. Un fois que c'est fait, ils comptent le nombre de morceau et servent la bière... un peu comme un Dim Sum finalement mais on se sert soi-même... J'ai adoré l'expérience... il faut se faire entendre et prendre sa place mais c'est la culture qui rentre il semble.
lundi 27 juillet 2009
Bordeaux
-27 juillet-
Safari photo en ville le matin tôt puis un peu d'Internet pour savoir comment me rendre en Espagne, ajuster mon blogue et prendre des nouvelles. L'aprés-midi, c'est un peu de dodo, la chaleur et le soleil me fatiguent énormément. Je sais pas comment je vais faire en Espagne et en Afrique :) On verra bien.
Safari photo en ville le matin tôt puis un peu d'Internet pour savoir comment me rendre en Espagne, ajuster mon blogue et prendre des nouvelles. L'aprés-midi, c'est un peu de dodo, la chaleur et le soleil me fatiguent énormément. Je sais pas comment je vais faire en Espagne et en Afrique :) On verra bien.
Je me suis fais à diner pour la première fois depuis quelques jours... j'avais pas vraiment faim le jour et le soir, c'était habituellement du resto. Au menu... Patates en robe des champs, poitrines de poulet sauce rosée aubergine et olives.
La soirée s'est déroulée avec un autre safari photo pour capter la ville de soir et de nuit. Si Bordeaux est belle de jour, attendez de voir la nuit ! C'est fantastique. J'ai dû prendre pas loin de environ 140 photos... Dommage que je ne sois pas capable de télécharger sur Picasa (tous les PC sont bloqués pour installation). Je vais les mettre dès que je pourrai.
Plage La Lagune - Bordeaux
-26 juillet-
Journée à la plage près de Arcachon, au sud de Bordeaux avec un groupe international formé d'un Canadien (moi), un Français (Denis), un Tchèque (Michal) et un Slovaque (Igor). Super belle journée plein soleil à passer du sable chaud à l'océan frais et à jaser de chose et d'autre. Une journée typique à la plage quoi... Pour moi par contre, il y a aussi les longues séances d'enduisage de crème solaire (50) pour me protéger. Ca a bien marché, j'ai passé presque 5 heures au soleil sans coup de soleil mais ça a demandé beaucoup de perspicacité. J'avoue trouver ça un peu frustrant de voir que les autres ont passé le même temps que moi au soleil sans avoir à s'enduire de crème dégeulasse collant
e et qui ne sent tout compte fait, pas très bon.
Je suis de retour à l'auberge vers 17hh30, juste à temps pour prendre un douche froide et aller rejoindre Stéphane et son copain au Strong Pub pour aller manger une bouchée ensemble. Ce soir, c'est du chinois...
Journée à la plage près de Arcachon, au sud de Bordeaux avec un groupe international formé d'un Canadien (moi), un Français (Denis), un Tchèque (Michal) et un Slovaque (Igor). Super belle journée plein soleil à passer du sable chaud à l'océan frais et à jaser de chose et d'autre. Une journée typique à la plage quoi... Pour moi par contre, il y a aussi les longues séances d'enduisage de crème solaire (50) pour me protéger. Ca a bien marché, j'ai passé presque 5 heures au soleil sans coup de soleil mais ça a demandé beaucoup de perspicacité. J'avoue trouver ça un peu frustrant de voir que les autres ont passé le même temps que moi au soleil sans avoir à s'enduire de crème dégeulasse collant
e et qui ne sent tout compte fait, pas très bon.Je suis de retour à l'auberge vers 17hh30, juste à temps pour prendre un douche froide et aller rejoindre Stéphane et son copain au Strong Pub pour aller manger une bouchée ensemble. Ce soir, c'est du chinois...
dimanche 26 juillet 2009
Bordeaux
-25 juillet-
Levé difficile après une très petite nuit. Par contre, le voyage vers Bordeaux en train se passe très bien malgré les changements réguliers de place... J'ai acheté mon billet dans une distributrice et donc je n'ai pas de place assignée. A Bordeaux, l'auberge est tout près mais je n'ai pas accès à la chambre avant 15h (ménage) donc je laisse mes affaires là et je vais me promener sur la rue Ste-Catherine où il y a une braderie géante. Y'a pas grand chose d'intéressant mais comme bain de foule, y'a pas mieux. J'en profite pour faire quelques photos mais c'est difficile en plein jour, tout est sur exposé à cause du soleil et des pierres très pâles qui ont servies à la construction des édifices.
Bordeaux est vraiment une belle ville... Ce voyage-ci, c'est mon premier coup de coeur... je m'y sens bien. L'architecture est belle, il y fait chaud et beau et l'ambiance est festive et accueillante. J'aimes bien.
La soirée se passe au Strong Pub pour rencontrer du monde un peu et prendre le pould gai de la ville. Bel accueil, belle ambiance et belles rencontres. Le souper se passe dans un resto qui se nomme Chez les Ploucs tout près du Pub avec Denis, Michal et Igor. Au menu... Entrée de salade de gésier de canard confit, Croustilles de port et pour dessert... Gâteau basque
Je passe le reste de la soirée au Pub en bonne compagnie si bien que j'arrive In Extremis à l'auberge qui ferme de 2h à 5h... Une chance qu'il y a un garde de sécurité qui ouvre, en chialant que je suis en retard et bla bla bla mais bon... il me laisse quand même entrer.
Levé difficile après une très petite nuit. Par contre, le voyage vers Bordeaux en train se passe très bien malgré les changements réguliers de place... J'ai acheté mon billet dans une distributrice et donc je n'ai pas de place assignée. A Bordeaux, l'auberge est tout près mais je n'ai pas accès à la chambre avant 15h (ménage) donc je laisse mes affaires là et je vais me promener sur la rue Ste-Catherine où il y a une braderie géante. Y'a pas grand chose d'intéressant mais comme bain de foule, y'a pas mieux. J'en profite pour faire quelques photos mais c'est difficile en plein jour, tout est sur exposé à cause du soleil et des pierres très pâles qui ont servies à la construction des édifices.
Bordeaux est vraiment une belle ville... Ce voyage-ci, c'est mon premier coup de coeur... je m'y sens bien. L'architecture est belle, il y fait chaud et beau et l'ambiance est festive et accueillante. J'aimes bien.
La soirée se passe au Strong Pub pour rencontrer du monde un peu et prendre le pould gai de la ville. Bel accueil, belle ambiance et belles rencontres. Le souper se passe dans un resto qui se nomme Chez les Ploucs tout près du Pub avec Denis, Michal et Igor. Au menu... Entrée de salade de gésier de canard confit, Croustilles de port et pour dessert... Gâteau basque
Je passe le reste de la soirée au Pub en bonne compagnie si bien que j'arrive In Extremis à l'auberge qui ferme de 2h à 5h... Une chance qu'il y a un garde de sécurité qui ouvre, en chialant que je suis en retard et bla bla bla mais bon... il me laisse quand même entrer.
lundi 20 juillet 2009
Larochelle
-24 juillet-
Départ le matin avec Stéphane pour se rendre à l'ile de Ré mais c'est compliqué et cher. On décide d'y aller en après-midi. On se paye un repas de fruits de mer et on se sépare après le diner. il veut se reposer, moi je veux me promener un peu. Je décide de faire la périphérie de La Rochelle. C'est un 4 heures de marche qui m'attend. J'avais envie de me faire une idée différente de la ville que ce que présentait le quartier historique. C'est une belle ville. Les maisons sont belles, toutes de couleur pâle avec toits en tuiles roses.
Je me promène aussi dans les 2 parcs principaux de la ville dont un vaut vraiment le détour et je marche aussi sur la plage et les quais. Somme toute, une ben belle journée. Je vais faire une petite pause à l'auberge avant de me rendre en ville. Je n'ai pas très faim mais je veux quand même célébrer mon anniversaire en bonne et due forme par un dessert. Je profite donc d'un assortiment de desserts dans un restaurant sur le port de La Rochelle. Je me rend ensuite dans un café en ville pour rencontrer du monde. J'y ai fait la connaissance de deux amis qui m'invitent dans un club privé situé à l'autre bout de la ville... rien de bien extraordinaire ou de bien spécial... consommations moins chères, bonne musique, ambiance guindée et un peu hautaine mais ok... Mais alors qu'ils m'avaient dit qu'ils allaient me ramener, ils décident de rester à 4 heures du matin. Je suis pas super emballé de devoir revenir en taxi (c'est trop loin pour aller à pied) mais bon, au moins il y en a. Ca m'apprendra aussi à garder le contrôle sur les situations. Dommage, over all, ils étaient corrects.
Donc une petite nuit courte parce que mon train est à 10h le matin même.
Retour 4h du matin
Départ le matin avec Stéphane pour se rendre à l'ile de Ré mais c'est compliqué et cher. On décide d'y aller en après-midi. On se paye un repas de fruits de mer et on se sépare après le diner. il veut se reposer, moi je veux me promener un peu. Je décide de faire la périphérie de La Rochelle. C'est un 4 heures de marche qui m'attend. J'avais envie de me faire une idée différente de la ville que ce que présentait le quartier historique. C'est une belle ville. Les maisons sont belles, toutes de couleur pâle avec toits en tuiles roses.
Je me promène aussi dans les 2 parcs principaux de la ville dont un vaut vraiment le détour et je marche aussi sur la plage et les quais. Somme toute, une ben belle journée. Je vais faire une petite pause à l'auberge avant de me rendre en ville. Je n'ai pas très faim mais je veux quand même célébrer mon anniversaire en bonne et due forme par un dessert. Je profite donc d'un assortiment de desserts dans un restaurant sur le port de La Rochelle. Je me rend ensuite dans un café en ville pour rencontrer du monde. J'y ai fait la connaissance de deux amis qui m'invitent dans un club privé situé à l'autre bout de la ville... rien de bien extraordinaire ou de bien spécial... consommations moins chères, bonne musique, ambiance guindée et un peu hautaine mais ok... Mais alors qu'ils m'avaient dit qu'ils allaient me ramener, ils décident de rester à 4 heures du matin. Je suis pas super emballé de devoir revenir en taxi (c'est trop loin pour aller à pied) mais bon, au moins il y en a. Ca m'apprendra aussi à garder le contrôle sur les situations. Dommage, over all, ils étaient corrects.
Donc une petite nuit courte parce que mon train est à 10h le matin même.
Retour 4h du matin
Brest-larochelle
-23 juillet-
Départ tôt le matin pour Larochelle. J'ai passé une grande partie de la journée dans le train à somnoler, écouter de la musique et pas grand choses d'autre. Une fois qrrivé à Larochelle, ça a été un peu le bordel de trouver l'auberge de jeunesse et surtout de trouver le bon autobus pour m'y rendre. Elle n'est pas vraiment très loin mais je savais pas trop comment m'y rendre. Je fini par arriver en fin d'après-midi. C'est une belle auberge située sur le bord d'un quai et ayant en face un port de plaisance tout joli.
Je mange à l'auberge un repas à peu près insipide et me rend en ville pour voir ce que ça a l'air; et je ne suis pas déçu ! La vieille ville et le port sont vraiment très beau mais ils sont encore plus beaux un peu plus tard dans la soirée quand les autres touristes sont partis (je suis un touriste aussi ;) et que les lumières illuminent les édifices. En passant, je suis désolé pour les photos, je sais que ça fait un bout que je n'en ai pas mis en ligne... j'ai un peu de difficulté à trouver des endroits me permettant d'utiliser Picasa... Et sincèrement, j'ai aussi peu de temps pour le faire anyway.
Larochelle est une ville très touristique et le port est, selon les dires des locaux, le principal attrait après la plage. C'est donc là que sont concentrés les amuseurs publics, les cafés et restaurants et les boutiques.
Cette soirée, je la passe en compagnie d'un Français de la région parisienne qui y est en vacance. Elle débute par un à-coté au bar-restaurant du muée maritime. C'est un moment de discussion sur pleins de choses mais aussi de découvertes. Par la suit, on est supposé rencontrer des musiciens avec lesquels il doit jammer mais on ne les trouve pas alors on déambule sur le port et dans les petites rues tout à fait charmante de la ville.
Départ tôt le matin pour Larochelle. J'ai passé une grande partie de la journée dans le train à somnoler, écouter de la musique et pas grand choses d'autre. Une fois qrrivé à Larochelle, ça a été un peu le bordel de trouver l'auberge de jeunesse et surtout de trouver le bon autobus pour m'y rendre. Elle n'est pas vraiment très loin mais je savais pas trop comment m'y rendre. Je fini par arriver en fin d'après-midi. C'est une belle auberge située sur le bord d'un quai et ayant en face un port de plaisance tout joli.
Je mange à l'auberge un repas à peu près insipide et me rend en ville pour voir ce que ça a l'air; et je ne suis pas déçu ! La vieille ville et le port sont vraiment très beau mais ils sont encore plus beaux un peu plus tard dans la soirée quand les autres touristes sont partis (je suis un touriste aussi ;) et que les lumières illuminent les édifices. En passant, je suis désolé pour les photos, je sais que ça fait un bout que je n'en ai pas mis en ligne... j'ai un peu de difficulté à trouver des endroits me permettant d'utiliser Picasa... Et sincèrement, j'ai aussi peu de temps pour le faire anyway.
Larochelle est une ville très touristique et le port est, selon les dires des locaux, le principal attrait après la plage. C'est donc là que sont concentrés les amuseurs publics, les cafés et restaurants et les boutiques.
Cette soirée, je la passe en compagnie d'un Français de la région parisienne qui y est en vacance. Elle débute par un à-coté au bar-restaurant du muée maritime. C'est un moment de discussion sur pleins de choses mais aussi de découvertes. Par la suit, on est supposé rencontrer des musiciens avec lesquels il doit jammer mais on ne les trouve pas alors on déambule sur le port et dans les petites rues tout à fait charmante de la ville.
Brest
-21-22 juillet-
Arrivée à Brest en début d'après-midi et début d'après-midi en compagnie de Marie-Thérèse et Augustin et d'autres gens qui sont de passage à la maison. Convivial, simple et chaleureux comme après-midi, même s'il fait pas très beau.
On quitte pour se rendre dans une soirée de musique Bretonne au camping EDF (Electricité de France). Beaucoup de musique, de la danse et un pôv québécois qui monte sur scène tout gêné pour raconter une histoire québécoise. Laquelle... Ben la chasse galerie bien sur ! Avec l'accent Québécois et tout... Augustin joue de la bombarde et de l'accordéon dans un groupe de musique traditionnele et ils ont étés invités à jouer dans ce camping pour animer là soirée, c'est la raison pour laquelle je me trouve là. Quelle belle soirée ! L'ambiance est super, la musique très bonne et la danse, vraiment "sympa". J'ai dû participer à au moins 6-7 danses et je me suis amusé comme un petit fou. J'ai aussi reconnu des airs qui ressemblent beaucoup à nos airs traditionnels...
Le 22, c'est plus cool. Un peu de classement de photos, une tentative de promenade sur le bord de la côte (arrêtée sec par un fort orage) et une soirée passée dans la famille à quelques dizaines de km de là avec un bon repas et une soirée de discussion animées, des moutons et une chèvre (ils ont une petite fermette avec chèvre, moutons et volailles...
- 250g de farine
- 200g de sucre
- 4 oeufs
- 1l de lait
Quimper
-20 juillet-
Départ pour Quimper en fin de matiné. Journée pluvieuse donc parfaite pour voyager et faire un peu d'Internet. Pas grand chose à dire en ce qui a trait à la journée. L'arrivée est un peu difficile à cause de la température et du fait que la gare et l'office du tourisme sont très loin. L'auberge de jeunesse est encore plus loin mais y'a des bus. Je croise les doigts qu'il fera beau pour la visite nocturne le soir et sauf quelques petites gouttes, il fait beau. C'est une visite très intéressante et animée avec des petites mises en scène sur le compte d'un allumeur de réverbère volage. On est aussi accompagné par un accordéoniste qui ajoute une touche de musique à la visite. Il y a peu à voir à Quimper mais c'est intéressant de déambuler dans les rues au son de l'accordéon et de voir les péripécies de l'acteur-allumeur de réverbère. Donc une soirée pas mal agréable qui se termine pas très tard.
Départ pour Quimper en fin de matiné. Journée pluvieuse donc parfaite pour voyager et faire un peu d'Internet. Pas grand chose à dire en ce qui a trait à la journée. L'arrivée est un peu difficile à cause de la température et du fait que la gare et l'office du tourisme sont très loin. L'auberge de jeunesse est encore plus loin mais y'a des bus. Je croise les doigts qu'il fera beau pour la visite nocturne le soir et sauf quelques petites gouttes, il fait beau. C'est une visite très intéressante et animée avec des petites mises en scène sur le compte d'un allumeur de réverbère volage. On est aussi accompagné par un accordéoniste qui ajoute une touche de musique à la visite. Il y a peu à voir à Quimper mais c'est intéressant de déambuler dans les rues au son de l'accordéon et de voir les péripécies de l'acteur-allumeur de réverbère. Donc une soirée pas mal agréable qui se termine pas très tard.
Quibéron
-18-19 juillet-
Je quitte Nantes pour me rendre dans la presqu'île de Quibéron. Après un arrêt d'une heure à Auray pour attendre ma correspondance et faire quelques courses, je reprend la route pour me rendre dans un village qui se nomme plouharnel, dans la presqu'île de Quibéron.
Je suis arrivé à Plouharnel pour m'appercevoir que je ne suis pas descendu au bon endroit. Je sors de la gare et demande aux gens ou se trouve l'auberge mais personne ne semble le savoir. J'entre dans un bar tout près et demande mon chemin. Le monsieur me dit qu'il croit savoir ou elle se trouve mais qu'il reste deux arrêts de train, train que je viens juste de quitter... et qui heureusement n'est pas encore repartis. Je cours pour retourner à la gare et essayer de le rattraper; et j'y arrive. Je descend deux arrets plus loin à Penthièvre, ou cette fois-ci on sait ou se trouve l'auberge. C'est un super endroit vraiment. À 2 minutes de la plage de laquelle on entend distinctement le bruit des vagues de partout à l'auberge, et sur la presqu'île. L'accueil est très bon, la chambre neuve". Même si tout est parfait, je suis complètement exténué et je n'ai aucune idée pourquoi. Je vais me préparer à souper parce que je suis affamé et ensuite je m'étends pour quelques minutes qui se transforment en quelques heures puis en toute une nuit.
Le lendemain, je me sens beaucoup mieux... je devais seulement être fatigué. Je loue un vélo et décide de faire le tour de la presqu'île... wow, c'est tellement beau, je n'arrête pas de m'arrêter un peu partout pour prendre des photos. Il y a tout d'abord la côte Sauvage et ses falaises et ses dûnes. Il y a aussi beaucoups de petits villages, de petites routes qui ne veulent qu'être utilisées et quelques endroits aux vestiges préhistoriques (dolmens, mégalithes, sites préhistoriques) Il y a évidemment la mer et beaucoup, beaucoup de fleurs. Je ne reviens à l'auberge qu'à la fin de l'après-midi pour me faire à souper et finalement repartir tout de suite pour essayer d'atteindre la pointe pour prendre le coucher de soleil sur la côte mais j'arrive encore une fois un peu trop tard et il y a de toute façon trop de nuages. Ce n'est pas un coucher de soleil comme tel mais les couleurs et la luminosité est tellement incroyable !
Je reviens à l'auberge alors qu'il fait presque noir et passe un moment charmant avec quelques personnes au bar. Il y a même un monsieur avec sa fille qui nous jouent de la musique (violon et flûte).
Une super belle journé qui vient de se terminer.
Je quitte Nantes pour me rendre dans la presqu'île de Quibéron. Après un arrêt d'une heure à Auray pour attendre ma correspondance et faire quelques courses, je reprend la route pour me rendre dans un village qui se nomme plouharnel, dans la presqu'île de Quibéron.
Je suis arrivé à Plouharnel pour m'appercevoir que je ne suis pas descendu au bon endroit. Je sors de la gare et demande aux gens ou se trouve l'auberge mais personne ne semble le savoir. J'entre dans un bar tout près et demande mon chemin. Le monsieur me dit qu'il croit savoir ou elle se trouve mais qu'il reste deux arrêts de train, train que je viens juste de quitter... et qui heureusement n'est pas encore repartis. Je cours pour retourner à la gare et essayer de le rattraper; et j'y arrive. Je descend deux arrets plus loin à Penthièvre, ou cette fois-ci on sait ou se trouve l'auberge. C'est un super endroit vraiment. À 2 minutes de la plage de laquelle on entend distinctement le bruit des vagues de partout à l'auberge, et sur la presqu'île. L'accueil est très bon, la chambre neuve". Même si tout est parfait, je suis complètement exténué et je n'ai aucune idée pourquoi. Je vais me préparer à souper parce que je suis affamé et ensuite je m'étends pour quelques minutes qui se transforment en quelques heures puis en toute une nuit.
Le lendemain, je me sens beaucoup mieux... je devais seulement être fatigué. Je loue un vélo et décide de faire le tour de la presqu'île... wow, c'est tellement beau, je n'arrête pas de m'arrêter un peu partout pour prendre des photos. Il y a tout d'abord la côte Sauvage et ses falaises et ses dûnes. Il y a aussi beaucoups de petits villages, de petites routes qui ne veulent qu'être utilisées et quelques endroits aux vestiges préhistoriques (dolmens, mégalithes, sites préhistoriques) Il y a évidemment la mer et beaucoup, beaucoup de fleurs. Je ne reviens à l'auberge qu'à la fin de l'après-midi pour me faire à souper et finalement repartir tout de suite pour essayer d'atteindre la pointe pour prendre le coucher de soleil sur la côte mais j'arrive encore une fois un peu trop tard et il y a de toute façon trop de nuages. Ce n'est pas un coucher de soleil comme tel mais les couleurs et la luminosité est tellement incroyable !
Je reviens à l'auberge alors qu'il fait presque noir et passe un moment charmant avec quelques personnes au bar. Il y a même un monsieur avec sa fille qui nous jouent de la musique (violon et flûte).
Une super belle journé qui vient de se terminer.
vendredi 17 juillet 2009
Nantes - plage
-17 juillet-
Aujourd'hui; je vais à la plage. Il y a un jolie petit coin accessible en train et situé au sud-ouest de Nantes qui s'appelle La-Bernerie, tout près de Pornic. Le trajet est assez court et j'arrive là-bas en fin d'avant-midi. C'est la tempête de sable sur la plage. Le vent est si fort qu'il est à peu près impossible d'y rester. Il nous giffle au visage, pince les jambes. Je découvre aussi que l'eau est excessivement froide donc pas de baignade non plus. Qu'a cela ne tienne, je suis à proximité du sentier des douaniers alors je décide de m'y engager pour me rendre à pied à Pornic. C'est vraiment une belle randonnée de 2 heures environ qui se fait en longeant la côte au bord des falaises, entre les maisons de campagne, les prés et les monuments mégalitiques. J'arrive à Pornic juste à temps pour prendre quelques photos du port, prendre de quoi manger et partir.
La soirée est très relaxe... je fais un petit retour au Cul de poule pour remercier Lionel pour l'hébergement du soir précédent. J'ai le goût de manger "trash" ce soir alors je vais essayer du TexMex et un Burger. Bon c'était vraiment horrible et degeu. Pis cher en plus. On m'y reprendra plus...
Aujourd'hui; je vais à la plage. Il y a un jolie petit coin accessible en train et situé au sud-ouest de Nantes qui s'appelle La-Bernerie, tout près de Pornic. Le trajet est assez court et j'arrive là-bas en fin d'avant-midi. C'est la tempête de sable sur la plage. Le vent est si fort qu'il est à peu près impossible d'y rester. Il nous giffle au visage, pince les jambes. Je découvre aussi que l'eau est excessivement froide donc pas de baignade non plus. Qu'a cela ne tienne, je suis à proximité du sentier des douaniers alors je décide de m'y engager pour me rendre à pied à Pornic. C'est vraiment une belle randonnée de 2 heures environ qui se fait en longeant la côte au bord des falaises, entre les maisons de campagne, les prés et les monuments mégalitiques. J'arrive à Pornic juste à temps pour prendre quelques photos du port, prendre de quoi manger et partir.
La soirée est très relaxe... je fais un petit retour au Cul de poule pour remercier Lionel pour l'hébergement du soir précédent. J'ai le goût de manger "trash" ce soir alors je vais essayer du TexMex et un Burger. Bon c'était vraiment horrible et degeu. Pis cher en plus. On m'y reprendra plus...
Nantes
-16 juillet-
Aujourd'hui; je quitte le gîte de Blain pour un retour à Nantes. Pour la suite, je crois bien que je vais aller faire un petit tour à Brest même si c'est loin au nord...
Je prends un peu de temps pour mettre à jour mon blogue et je me rend à l'arrêt d'autobus pour me rendre à Nantes. Le trajet est court (40 min) et confortable. Il fait beau et je suis finalement pas mal plus autobus et train que pied :)
Je profite du voyage pour manger et j'essais un dessert qui s'appelle un Nantais qui est en fait un gâteau assez dense à base d'amandes et de rhum couvert d'un glaçage au sucre... personnellement, je laisserais tomber le glaçage cheap pour ne laisser que le gâteau qui autrement, est très bon :)
Je passe l'après-midi dans un centre de relaxation ou il y a une piscine et des bains tourbillons... à ma sortie, tout a basculé... quand je me suis fait abordé par un gars en robe d'été qui m'invite à entrer dans un resto-bar... "le cul de poule". Je suis un peu réticent mais je me dis que c'est probablement un enterrement de vie de garçon et que le gars doit trouver 10 clients et qu'ensuite, il pourra enlever la robe... Je me dis que le plus vite sera le mieux, je le suis donc jusqu'à la terrasse arrière. Il doit trouver d'autres clients et retourne donc en avant et je me retrouve avec ses amis avec lesquels je me met à jaser de tout et de rien. Finalement; 2 heures plus tard, je suis encore là en train de jaser au point où il est trop tard pour me rendre à l'auberge pour réserver ma nuit. Qu'à cela ne tienne, le serveur m'offre d'aller coucher chez lui pendant que lui sera chez sa copine. À ce point-là, considérant la tournure de la soirée, je ne peux faire autrement que d'accepter.
Au menu ce soir-là puisque maintenant, j'ai le temps de manger: Carpaccio de saumon au fruit de la passion avec un verre de vin blanc, légèrement licoreux et pour dessert, fondant au chocolat. Miam Miam !
Finalement, j'avais bien fait d'accepter, la soirée a été très agréable même si elle avait débutée de façon bien bizarre.
David, le coloc de Lionel, le serveur est l'hôte pour le reste de la soirée qui se passe chez eux, à moitié à écouter des mangas hyper violents et à jaser de la vie en France et aussi de politique. J'imagine qu'il faut faire confiance à la vie pour nous faire découvrir des cotés des endroits visités qui ne sautent pas aux yeux.
Aujourd'hui; je quitte le gîte de Blain pour un retour à Nantes. Pour la suite, je crois bien que je vais aller faire un petit tour à Brest même si c'est loin au nord...
Je prends un peu de temps pour mettre à jour mon blogue et je me rend à l'arrêt d'autobus pour me rendre à Nantes. Le trajet est court (40 min) et confortable. Il fait beau et je suis finalement pas mal plus autobus et train que pied :)
Je profite du voyage pour manger et j'essais un dessert qui s'appelle un Nantais qui est en fait un gâteau assez dense à base d'amandes et de rhum couvert d'un glaçage au sucre... personnellement, je laisserais tomber le glaçage cheap pour ne laisser que le gâteau qui autrement, est très bon :)
Je passe l'après-midi dans un centre de relaxation ou il y a une piscine et des bains tourbillons... à ma sortie, tout a basculé... quand je me suis fait abordé par un gars en robe d'été qui m'invite à entrer dans un resto-bar... "le cul de poule". Je suis un peu réticent mais je me dis que c'est probablement un enterrement de vie de garçon et que le gars doit trouver 10 clients et qu'ensuite, il pourra enlever la robe... Je me dis que le plus vite sera le mieux, je le suis donc jusqu'à la terrasse arrière. Il doit trouver d'autres clients et retourne donc en avant et je me retrouve avec ses amis avec lesquels je me met à jaser de tout et de rien. Finalement; 2 heures plus tard, je suis encore là en train de jaser au point où il est trop tard pour me rendre à l'auberge pour réserver ma nuit. Qu'à cela ne tienne, le serveur m'offre d'aller coucher chez lui pendant que lui sera chez sa copine. À ce point-là, considérant la tournure de la soirée, je ne peux faire autrement que d'accepter.
Au menu ce soir-là puisque maintenant, j'ai le temps de manger: Carpaccio de saumon au fruit de la passion avec un verre de vin blanc, légèrement licoreux et pour dessert, fondant au chocolat. Miam Miam !
Finalement, j'avais bien fait d'accepter, la soirée a été très agréable même si elle avait débutée de façon bien bizarre.
David, le coloc de Lionel, le serveur est l'hôte pour le reste de la soirée qui se passe chez eux, à moitié à écouter des mangas hyper violents et à jaser de la vie en France et aussi de politique. J'imagine qu'il faut faire confiance à la vie pour nous faire découvrir des cotés des endroits visités qui ne sautent pas aux yeux.
mercredi 15 juillet 2009
Blain
-15 juillet-
Un peu de repos aujourd'hui; mes pieds en ont besoin. Blain est une bien jolie petite ville où il n'y a pas grand chose à faire. J'en profite donc pour me promener un peu et comme il y a un café Internet, je fais quelques mises à jour de photos. À mon retour au gîte, une surprise m'attend... Je ne suis plus seul. Le gîte est maintenant plein. Il y a un couple avec leur fils et trois amis qui font du vélo. Au fil des discussions que j'ai avec le Laurent, Nathalie et leur fils Léo, je découvre qu'ils sont agriculteur biologique et qu'ils ont pris un petit temps de repos pour quelques jours. On parle d'agriculture, d'environnement et de pleins d'autres choses. C'est fou comme on a les mêmes préoccupations au Québec et en France.De l'autre groupe, je rencontre Augustin et Marie Thé (Thérèse) qui m'offrent d'aller faire un petit tour chez eux à Brest. Je ne suis pas certain que ça me dis de repartir vers le nord à ce point-ci. Je vais y réfléchir. La soirée se termine tot parce que on est tous fatigués.
Fin du pèlerinage
-15 juillet-
Le pèlerinage est terminé et voici ma réflexion sur la chose.
Tout d'abord, au niveau physique, je dois accepter le fait que je n'étais pas prêt. Je ne m'étais pas assez entraîné et mes pieds n'étaient pas assez "formés". En leur défense, mon sac était beaucoup trop lourd; Même après m'être débarassé de la moitié du contenu, c'était encore trop. Le problème est que, comme je continue en Afrique ensuite, il y a pleins de choses dont je ne peux me débarasser, je suis donc limité dans le niveau d'"essentiel" auquel je peux me restreindre. Je dirais qu'au bas mot, mon sac seul est beaucoup trop lourd et que le contenu devrait enore être réduit du 2/3 pour être capable d'effectuer les journées de 35km sans me sentir annihilé après la 2e heure. Mon sac devrait être environ de la grosseur d'un sac d'école, peut-être légèrement plus grand, sans armature et c'est tout. En ce moment, j'ai un sac de 70 litres ce qui est beaucoup trop. Tout seul, vide, il pèse presque ce qu'il devrait peser plein.
Mes pieds me faisaient tellement mal le soir que c'était insupportable mais plus important, je sens que ce n'est pas seulement de la douleur due à la fatigue, c'est plus structurel que ça, je suis trop lourd pour mes pieds et je les brises, tout simplement... Comme j'en ai encore besoin quelques années, je dois arrêter tout ça maintenant.
Au niveau moral, j'ai trouvé très difficile de marcher seul toute la journée... Je voulais des moments de réflexion, oui, mais je voulais aussi échanger avec d'autres pèlerins. Le problème est que le pèlerinage se passe entre le mois de mars et mai, pas en juillet. Partout ou je vais, on me dit que je suis trop tard, ce que je remarque sur le chemin. De plus, je l'ai remarqué lorsque j'ai marché deux jours avec des pèlerines... c'est plus facile de marcher avec d'autres gens, tout seul, on se décourage vite.
Finalement, en ce qui a trait à la solitude; c'était trop. Je me sentais vraiment seul et ce n'est pas tout à fait ce que je voulais vivre. Je voulais rencontrer des gens, échanger et partager. Ça me manquait énormément parce que même le soir, dans les gîtes, j'étais seul et souvent tellement fatigué que même s'il y aurait eu quelqu'un, je n'aurais pas pu en profiter. Même au niveau de la contemplation et de la réflexion que je voulais faire pendant ce voyage, c'est un échec. C'est tellement difficile que je suis incapable de penser à autre chose qu'à mon arrivée à destination et je ne profite pas des moments que je passe dans des superbes coins de France... c'est dommage.
Je décide donc de mettre fin au pèlerinage et, si le désir me reprends, recommencer mais cette fois-là équipé différemment et surtout avec une meilleure préparation. Force est de reconnaître que je n'étais pas prêt et que tant qu'à transformer un voyage comme celui-là, qui doit être une expérience de croissance, en supplice, je suis aussi bien d'arrêter maintenant avant qu'il ne m'arrive un accident.
Je laisse donc derrière moi l'idée du pèlerinage de compostelle pour l'instant et continuerai mon voyage en transport public quitte à reprendre plus tard si le désir me prend, dans de meilleures conditions.
Le pèlerinage est terminé et voici ma réflexion sur la chose.
Tout d'abord, au niveau physique, je dois accepter le fait que je n'étais pas prêt. Je ne m'étais pas assez entraîné et mes pieds n'étaient pas assez "formés". En leur défense, mon sac était beaucoup trop lourd; Même après m'être débarassé de la moitié du contenu, c'était encore trop. Le problème est que, comme je continue en Afrique ensuite, il y a pleins de choses dont je ne peux me débarasser, je suis donc limité dans le niveau d'"essentiel" auquel je peux me restreindre. Je dirais qu'au bas mot, mon sac seul est beaucoup trop lourd et que le contenu devrait enore être réduit du 2/3 pour être capable d'effectuer les journées de 35km sans me sentir annihilé après la 2e heure. Mon sac devrait être environ de la grosseur d'un sac d'école, peut-être légèrement plus grand, sans armature et c'est tout. En ce moment, j'ai un sac de 70 litres ce qui est beaucoup trop. Tout seul, vide, il pèse presque ce qu'il devrait peser plein.
Mes pieds me faisaient tellement mal le soir que c'était insupportable mais plus important, je sens que ce n'est pas seulement de la douleur due à la fatigue, c'est plus structurel que ça, je suis trop lourd pour mes pieds et je les brises, tout simplement... Comme j'en ai encore besoin quelques années, je dois arrêter tout ça maintenant.
Au niveau moral, j'ai trouvé très difficile de marcher seul toute la journée... Je voulais des moments de réflexion, oui, mais je voulais aussi échanger avec d'autres pèlerins. Le problème est que le pèlerinage se passe entre le mois de mars et mai, pas en juillet. Partout ou je vais, on me dit que je suis trop tard, ce que je remarque sur le chemin. De plus, je l'ai remarqué lorsque j'ai marché deux jours avec des pèlerines... c'est plus facile de marcher avec d'autres gens, tout seul, on se décourage vite.
Finalement, en ce qui a trait à la solitude; c'était trop. Je me sentais vraiment seul et ce n'est pas tout à fait ce que je voulais vivre. Je voulais rencontrer des gens, échanger et partager. Ça me manquait énormément parce que même le soir, dans les gîtes, j'étais seul et souvent tellement fatigué que même s'il y aurait eu quelqu'un, je n'aurais pas pu en profiter. Même au niveau de la contemplation et de la réflexion que je voulais faire pendant ce voyage, c'est un échec. C'est tellement difficile que je suis incapable de penser à autre chose qu'à mon arrivée à destination et je ne profite pas des moments que je passe dans des superbes coins de France... c'est dommage.
Je décide donc de mettre fin au pèlerinage et, si le désir me reprends, recommencer mais cette fois-là équipé différemment et surtout avec une meilleure préparation. Force est de reconnaître que je n'étais pas prêt et que tant qu'à transformer un voyage comme celui-là, qui doit être une expérience de croissance, en supplice, je suis aussi bien d'arrêter maintenant avant qu'il ne m'arrive un accident.
Je laisse donc derrière moi l'idée du pèlerinage de compostelle pour l'instant et continuerai mon voyage en transport public quitte à reprendre plus tard si le désir me prend, dans de meilleures conditions.
Pèlerinage - Jour 9
-14 juillet - Guéméné-Penfao-Blain-
La journée débute avec un orage au cours duquel je perd mon chapeau. Grrrr, il se retrouve dans un champ auquel je n'ai pas accès et continu son périple entre les rangées de maïs. Moi je revêt mon imperméable long pour me protéger de la pluie qui dure environ 45 minutes. C'est difficile en plus parce que pour deux heures, je marche sur une route départementale ou il y a beaucoup de circulation et les gens ne sont pas tous patient. Après ces deux heures, je me retrouve dans la Forêt du Gâvre ou je peux choisir des chemins moins fréquentés. C'est vraiment une belle forêt et elle est très bien entretenue. Les bois sont nettoyés et la végétation est diverse. Les chemins sont bien indiqués et je rencontre beaucoup de gens en voiture et en vélo (mais pas autant que sur la départementale quand même) La marche s'annonce beaucoup plus longue que prévue. La journée se complète vers 17h avec environ 26km (incluant la marche pour me rendre au camping ou se trouve le gîte) Je suis exténué et mes pieds me font encore extrêmement mal encore un fois. Je dirais que ma limite est vraiment de 10-15km par jour et qu'il me faut ensuite me reposer pendant quelques jours pour reprendre la route...Cette fois-ci, c'est vraiment terminé... je ne continuerai pas le pèlerinage. Après Nantes ou j'ai pris quelques jours de repos, je voulais m'assurer de prendre la bonne décision, c'est pourquoi j'avais poussé un peu plus loin mais ça ne fonctionne pas... Cette fois-ci c'est réellement terminé pour cette fois. Je comprends ce qui ne vas pas et si ça me dis, je reprendrai une autre fois mais pour cette fois-ci, c'est terminé... Vous pourrez en lire plus long dans la prochaine entrée de blogue.
Quelques mots sur le gîte de blain. Situé un peu hors de la ville, géré par le camping municipal, le gîte de Blain est situé directement dans la cour du château de Blain. C'est vraiment un beau site et une superbe petite ville. Le gîte est tout neuf et à la fin pointe au niveau des infrastructure avec machine à laver et douche etc. C'est aussi très calme, même en haute saison, il y a peu de visiteurs. C'est vraiment un endroit enchanteur et superbement localisé.
lundi 13 juillet 2009
Pèlerinage - jour 8
-13 juillet - Langon-Guéméné-Penfao-
Train jusqu'à Langon puis marche de 15km jusqu'à un village se nommant Guénémé-Penfao. C'est une journée qui se déroule bien et qui n'est pas trop éreintante. Je suis quand même fatigué en arrivant au gîte qui se trouve à environ 2km du village. C'est un camping et on peut y louer des gîtes qui sont en fait des grandes tentes déjà montées et disponible pour les pêlerins. Il y a un centre sportif juste en face et après avoir été au village me chercher quelques choses à manger, je vais faire un petit tour à la piscine du centre sportif. C'est une super belle piscine et ça fait beaucoup de bien à mes pieds qui trouvent ça pas mal bien d'être dans une sorte d'apesanteur... Les soirées sont courtes dans un camping et de toute façon, j'ai une grosse journée demain. Je dois traverser la forêt domaniale du Gâvre pour me rendre à Blain.
dimanche 12 juillet 2009
Nantes
-12 juillet-
Dimanche en France... il n'y a vraiment rien à faire. À peu près tout est fermé ou ouvre très tard. J'aurais bien dormi mais comme l'auberge nous jette dehors à 11h, je dois faire quelque chose. à l'heure actuelle, j'ai arpenté une grande partie de la ville et il ne me reste plus grand chose à y faire. Je quitte demain de toute façon. Je pars donc à la recherche de café internet mais un dimanche, ce n'est pas facile. Je marche beaucoup dans la ville et pas grand choses d'autre. Je trouve quelques cafés Internet ouverts à différentes heures avec certaines limitations au niveau des claviers, des heures d'utilisation etc mais je réussi tout de même à mettre des photos en ligne. Je termine la soirée en soupant avec Franck et Franck rencontrés le soir précédent dans un bar en soirée. Enfin, je peux profiter d'un bon repas dans un resto chinois. On mange de la fondue au Temple du ciel et c'est excellent. La soirée se termine avec un verre au 203 et un retour à l'auberge pour un p'tit dodo. Au fil de la journée, j'ai finalement décidé de reprendre le pèlerinage maintenant que mes pieds se sont bien reposés (moi aussi d'ailleurs) et voir si je ne peux pas faire un bout encore. Je vais remonter jusqu'à Langon et continuer vers le sud à pied... on va bien voir.
samedi 11 juillet 2009
Nantes
-11 juillet-
Aujour'hui, c'est une journée de visites guidées. Je visite avec un guide et un petit groupe les quais de la ville et un petit village de pêcheur qui se trouve sur la berge opposée se nommant Trentemoult. Il y a un Québécois à l'auberge qui m'accompagne dans la visite. C'est une visite historique et très intéressante qui nous amène à sortir de la ville pour aller voir un village de pêcheur typique. Les maisons de ce village sont colorées et il y a, comme partout dans la région, dès qu'on sort des villes, des fleurs partout. Après la visite, comme c'est journée de marché à Nantes, on peut aller se chercher poulet frit et fruits pour manger dans un parc.Je passe une partie de l'après-midi à visiter un site qui s'appelle "les machines de l'Ile" qui est en fait un atelier de fabrication de machines ressemblant à des animaux mais nous permettant d'en faire bouger les parties à l'aide de leviers et de pédales. Il y a aussi un immense éléphant mécanique dans lequel on peut faire un tour. Les gens qui travaillent à produire ces machines sont en fait une troupe de théâtre-cirque nouveau genre qui ont fait plusieurs spectacles et évènements spéciaux dont un spectacle grand déploiement en plein air appelé le Réveil du Géant avec des marionnettes géantes de plusieurs dizaines de mètres de haut. Ils sont en train de préparer un part d'attraction nouveau genre avec un arbre géant dont on peut voir l'une des branche immense sur le site de la visite et des attractions et manèges faits à partir des machines déjà crées. C'est vraiment impressionnant et assez unique. Je vous invite à aller voir les photos des deux visites sur Picasa.
Pour terminer la journée, je vais me chercher un couscous végétarien dans un resto tout près de l'auberge et prend un bon repas.
vendredi 10 juillet 2009
Nantes
-10 juillet-
Toujours plus au sud... je suis maintenant à Nantes. Je suis parti de Redon en train et arrivé à Nantes tôt le matin. C'est une journée d'orientation et de visite. Nantes est une très belle ville avec de superbes édifices en pierre, des cafés et restos et un château; celui d'Anne de Bretagne. Il y a aussi le jardin des plantes qui vaut la peine d'être vu et le jardin chinois. Il y a aussi des jardins et des marais reconstitués sur le quai des 50 otages qui valent le coup d'oeil. Je fais aussi beaucoup de photographie et j'explore la ville, à pied et en tramway. Comme l'auberge est fermée de 12h à 16h, il faut bien se préparer aux journées en ville parce qu'il est impossible d'avoir accès à nos affaires si on oublie quelque chose. Je m'amuse bien et sincèrement, plus je m'amuse et profite de la vie, plus je trouve que le pèlerinage, perdu au milieux de nulle part est un non sens pour moi. Oui j'ai besoin de prendre du temps pour moi mais pas conne ça.
jeudi 9 juillet 2009
Redon
-9 juillet-
Je continue vers le sud... mais en train. Me voici à Redon ou je loge dans un ancien abbaye converti en école. C'est vraiment superbe. C'est une journée très tranquille. Je suis superbement guidé par les jeunes filles de l'office du tourisme de Redon qui m'indiquent les endroits les plus intéressants de la ville que je visite à l'aide d'un audioguide. C'est une ville portuaire qui lie le centre des terres avec l'océan. Je visite pendant deux bonnes heures, surprenant pour une si petite ville. Je me repose aussi beaucoup et continue la réflexion sur les raisons de ma présence ici. De plus en plus, il est clair que je ne vois plus beaucoup de sens à ce que je fais. Ce qui semblait être une bonne idée au début me semble maintenant dénudé de sens. La réflexion peut se faire n'importe où, dans les conditions que je choisirai. Par contre, elle ne peut se faire dans la souffrance même. Je continue de croire que le changement permanent de lieu, de conditions de vie et d'environnement m'oblige à me recentrer sur l'essentiel et le réajustement constant aux nouvelles conditions, à pousser la réflexion sur mes choix et l'interrelation avec l'inpermanence et le changement. Par contre, je doute du besoin de repousser mes limites physiques et surtout de l'obligation d'endurer le niveau de douleur associé avec la marche. Je suis OK pour environ deux heures par jour, par la suite, la douleur augmente d'heure en heure au point ou après environ 12km, j'arrive à peine à penser à autre chose qu'au prochain arrêt ou au moment ou je pourrai déposer mon sac. Définitivement, ce n'était pas mon objectif en débutant ce pèlerinage. Je vais poursuivre la réflexion sur le sujet mais pour l'instant, mes pieds n'en peuvent plus et je dois arrêter, ça c'est certain.
Au gîte, je me repose bien, me fais à souper et prend le temps de méditer sur les derniers jours... Je prends aussi un peu de temps pour faire de la photographie en ville.
Au gîte, je me repose bien, me fais à souper et prend le temps de méditer sur les derniers jours... Je prends aussi un peu de temps pour faire de la photographie en ville.
mercredi 8 juillet 2009
Pèlerinage - Jour 7
-8 juillet - Rennes-Messac-Guipry-
J'abandonne... Messac sera ma dernière étape de pèlerinage... Je suis parti de Rennes vers 6 heures. C'était un chemin facile qui suit un court d'eau (La Vilaine) sur une grande partie du trajet. La journée d'aujourd'hui qui avait bien débutée ne s'est pas très bien terminée. Les douleurs que j'avais aux pieds sont revenus 10 fois plus fortes... si je pleurais l'autre soir, je hurlais ce soir. Je n'ai même pas réussi à me rendre à Messac par mes propres moyens, j'ai dû prendre le train à Bourg-des-Comptes pour m'y rendre. En arrivant à Messac, j'ai empiré les choses parce qu'il a fallu que je fasse l'allé-retour entre la gare, qui est tout près du gîte et la Mairie qui elle est à l'autre bout du village pour m'y inscrire.C'est une soirée horrible avec des douleurs incessantes sous les pieds... Pour la première fois, je suis capable de mettre une sensation sur la douleur... c'est comme si mes os s'effritaient. J'arrive à peine à plier les orteils. Pourtant il n'y a presque pas d'enflure. Je dois quand même aller à la banque chercher des sous pour le gîte et je mange de la pizza, qui est excellente.
ça a été une journée marquée par beaucoup de questions sur le sens de ce pèlerinage pour moi et surtout sur le niveau de douleur qui y est associée... douleur physique bien sûr mais aussi et beaucoup une certaine douleur liée à la solitude et à la quête d'un sens qui se fait désirer. En fait, je ne suis pas certain que le pèlerinage justifie la douleur ressentie pendant ces longues heures de marche solitaire. Je n'ai rien à demander à un Dieu, je ne suis pas handicapé, je n'ai pas commis de crimes ou de péché majeur... quel sens peut bien avoir un pèlerinage dans ce cas si ce n'est que pour effectuer une réflexion de type spirituelle. Or voilà le hic... elle ne se produit pas parce que je suis dépassé par l'ampleur de la tâche à accomplir et par la douleur ressentie. Vraiment, la voie du milieu est ce qu'il me faut... Mes émotions sont conflictuelles quand même, une minute, je veux tout abandonner, la suivante, je veux continuer. Qu'est-ce que je veux prouver ? Y a-t-il quelque chose à prouver ? A qui ?
Quelles sont les motivations qui guident mes choix ? Où prennent-elles racine et vers quoi me mênent-elles ?
Ce seront les questions qui vont occuper mon esprit pendant plusieurs jours... J'en suis certain. Le but ultime étant de mieux me connaître mais surtout de mieux comprendre mon processus décisionnel et ultimement, l'impact de mes choix sur ma vie.
ça a été une journée marquée par beaucoup de questions sur le sens de ce pèlerinage pour moi et surtout sur le niveau de douleur qui y est associée... douleur physique bien sûr mais aussi et beaucoup une certaine douleur liée à la solitude et à la quête d'un sens qui se fait désirer. En fait, je ne suis pas certain que le pèlerinage justifie la douleur ressentie pendant ces longues heures de marche solitaire. Je n'ai rien à demander à un Dieu, je ne suis pas handicapé, je n'ai pas commis de crimes ou de péché majeur... quel sens peut bien avoir un pèlerinage dans ce cas si ce n'est que pour effectuer une réflexion de type spirituelle. Or voilà le hic... elle ne se produit pas parce que je suis dépassé par l'ampleur de la tâche à accomplir et par la douleur ressentie. Vraiment, la voie du milieu est ce qu'il me faut... Mes émotions sont conflictuelles quand même, une minute, je veux tout abandonner, la suivante, je veux continuer. Qu'est-ce que je veux prouver ? Y a-t-il quelque chose à prouver ? A qui ?
Quelles sont les motivations qui guident mes choix ? Où prennent-elles racine et vers quoi me mênent-elles ?
Ce seront les questions qui vont occuper mon esprit pendant plusieurs jours... J'en suis certain. Le but ultime étant de mieux me connaître mais surtout de mieux comprendre mon processus décisionnel et ultimement, l'impact de mes choix sur ma vie.
mardi 7 juillet 2009
St-Malo
-7 juillet-
Départ de Cancale en Autobus à 8h45, arrivée à St-Malo un peu passé 9h15 et autobus jusqu'au St-Malo "Intra-muraux".
Rencontre d'un groupe de 60 québécois appartenant à un réseau de randonneurs. J'ai fais la visite guidée des ramparts avec eux. Je suis ensuite allé me chercher quelque chose à me mettre sous la dent puis allé mangé sur la plage avec Vincent (le gars qui partageais mon dortoir hier soir). On a parlé d'un peu tout, la France, le Québec, nos projets de voyage... C'était très intéressant.
J'ai encore déambulé dans St-Malo. Les éléments que j'ai remarqué le plus est la mer évidemment, les petites rues sinueuses, les murs d'enceinte complets faisant tout le tour de la ville et entièrement présents.
C'est aussi ici que j'ai oublié mon bâton de pèlerin...
Départ de Cancale en Autobus à 8h45, arrivée à St-Malo un peu passé 9h15 et autobus jusqu'au St-Malo "Intra-muraux".
Rencontre d'un groupe de 60 québécois appartenant à un réseau de randonneurs. J'ai fais la visite guidée des ramparts avec eux. Je suis ensuite allé me chercher quelque chose à me mettre sous la dent puis allé mangé sur la plage avec Vincent (le gars qui partageais mon dortoir hier soir). On a parlé d'un peu tout, la France, le Québec, nos projets de voyage... C'était très intéressant.
J'ai encore déambulé dans St-Malo. Les éléments que j'ai remarqué le plus est la mer évidemment, les petites rues sinueuses, les murs d'enceinte complets faisant tout le tour de la ville et entièrement présents.
C'est aussi ici que j'ai oublié mon bâton de pèlerin...
Cancale
-6 juillet-
Départ très tôt le matin (7h30) pour prendre le train vers St-Malo. Tout se passe très bien, j'arrive à St-Malo vers 8h30 et je prend le bus vers Cancale quelques minutes plus tard. Je descend à l'auberge de jeunesse vers 9h et après avoir mis mes bagages en consigne, je pars faire le sentier de la côte. C'est un sentier qui serpente la côte bretonne et qui faisait autrefois partie du circuit du sentier des douaniers, un sentier balisé offrant des vues incroyables sur les baies et sur l'océan. Par jour clair, on peut même voir le mont St-Michel qui se dessine à l'horizon. C'est une sentier facile avec une denivellation relativement légère. On peut y voir plages, grandes maisons, iles, forêt, villages, ports de plaisance et de l'auberge de Jeunesse (le sentier passe tout à coté, on peut se diriger vers Cancale (1h30) ou vers la pointe du Groin (1h).
Je dois avouer que même par temps gris (comme quand j'y étais, la lumière est superbe, les paysages à couper le souffle et la couleur de l'océan, remarquable. J'ai eu une surprise quand j'ai vu les photos prises à la tombée de la nuit... Wow !
J'ai d'abord pris le sentier direction Cancale pour me rendre en ville et, arrivé juste à temps pour le lunch ou j'ai dégusté une assiette de fruits de mer. Cancale est une jolie petite ville qu'il est possible de visiter en moins de 2 heures. Si vous y allez, n'oubliez pas de vous arrêter à la crêperie "L'hirondelle" pour y déguster en charmante compagnie par les propriétaires, les parfaites crêpes bretonnes. On dit dans le guide du routard et ailleur, que c'est la meilleure crêperie de Bretagne; point final.
J'ai remarché jusqu'à l'auberge et j'y arrive fatigué mais sans la douleur horrible que j'avais aux pieds depuis quelques jours... bon signe...
Le soir, c'est la course au coucher de soleil, que je manque de quelques minutes. J'y arrive lorsque les gens reviennent et ne font que parler de comment il était beau... Grrrrr. Par contre, j'ai pu prendre quelques photos de la mer à la tombée de la nuit.
Je termine la soirée au bar de l'auberge en compagnie d'un animateur de la faune qui était là pour faire une présentation de la faune marine de la région. Vous auriez dû voir le pêtard... je suis pas mal certain que les filles qui vont à la conférence se contrefoutent de la faune ;)
Quand il s'en va, je me met à parler avec 3 espagnols qui sont là et qui visiblement, trouvent que minuit, ce n'est pas assez tard pour arrêter la fête. Je reste quelques instants mais pour moi, c'est assez. Le dodo m'attend.
Départ très tôt le matin (7h30) pour prendre le train vers St-Malo. Tout se passe très bien, j'arrive à St-Malo vers 8h30 et je prend le bus vers Cancale quelques minutes plus tard. Je descend à l'auberge de jeunesse vers 9h et après avoir mis mes bagages en consigne, je pars faire le sentier de la côte. C'est un sentier qui serpente la côte bretonne et qui faisait autrefois partie du circuit du sentier des douaniers, un sentier balisé offrant des vues incroyables sur les baies et sur l'océan. Par jour clair, on peut même voir le mont St-Michel qui se dessine à l'horizon. C'est une sentier facile avec une denivellation relativement légère. On peut y voir plages, grandes maisons, iles, forêt, villages, ports de plaisance et de l'auberge de Jeunesse (le sentier passe tout à coté, on peut se diriger vers Cancale (1h30) ou vers la pointe du Groin (1h).
Je dois avouer que même par temps gris (comme quand j'y étais, la lumière est superbe, les paysages à couper le souffle et la couleur de l'océan, remarquable. J'ai eu une surprise quand j'ai vu les photos prises à la tombée de la nuit... Wow !
J'ai d'abord pris le sentier direction Cancale pour me rendre en ville et, arrivé juste à temps pour le lunch ou j'ai dégusté une assiette de fruits de mer. Cancale est une jolie petite ville qu'il est possible de visiter en moins de 2 heures. Si vous y allez, n'oubliez pas de vous arrêter à la crêperie "L'hirondelle" pour y déguster en charmante compagnie par les propriétaires, les parfaites crêpes bretonnes. On dit dans le guide du routard et ailleur, que c'est la meilleure crêperie de Bretagne; point final.
J'ai remarché jusqu'à l'auberge et j'y arrive fatigué mais sans la douleur horrible que j'avais aux pieds depuis quelques jours... bon signe...
Le soir, c'est la course au coucher de soleil, que je manque de quelques minutes. J'y arrive lorsque les gens reviennent et ne font que parler de comment il était beau... Grrrrr. Par contre, j'ai pu prendre quelques photos de la mer à la tombée de la nuit.
Je termine la soirée au bar de l'auberge en compagnie d'un animateur de la faune qui était là pour faire une présentation de la faune marine de la région. Vous auriez dû voir le pêtard... je suis pas mal certain que les filles qui vont à la conférence se contrefoutent de la faune ;)
Quand il s'en va, je me met à parler avec 3 espagnols qui sont là et qui visiblement, trouvent que minuit, ce n'est pas assez tard pour arrêter la fête. Je reste quelques instants mais pour moi, c'est assez. Le dodo m'attend.
dimanche 5 juillet 2009
Rennes
-5 juillet 2009-
Toute petite journée aujourd'hui... Dodo tard (11h) puis déjeuner à l'auberge de Jeunesse. De toute façon, c'est Dimanche, donc à peu près tout est fermé. Je suis ensuite allé me promener un peu dans la ville, surtout dans la section "non-historique" de l'autre coté du canal. Il faisait beau soleil et j'ai pu prendre quelques photos intéressantes... C'était une séance de photo basée sur la réflexion. Pas celle qui se passe dans notre tête mais sur celles qui se réflètent sur les fenêtres. C'est intéressant avec la photographie de jouer avec la lumière et les effets qu'elle a sur les objets réfléchissants. Il y a aussi les ombres qu'il ne faut pas oublier. Je suis aussi allé au cinéma. J'avais envi de voir un film d'action et je suis allé voir Les Transformers. Je penses pas que je vais aller voir le 3e. C'était difficile de rester concentré devant les mauvais effets spéciaux et l'histoire sans queue ni tête. J'ai fini ma journée avec une une séance de blog / gestion de photo longue durée... il était temps !
Toute petite journée aujourd'hui... Dodo tard (11h) puis déjeuner à l'auberge de Jeunesse. De toute façon, c'est Dimanche, donc à peu près tout est fermé. Je suis ensuite allé me promener un peu dans la ville, surtout dans la section "non-historique" de l'autre coté du canal. Il faisait beau soleil et j'ai pu prendre quelques photos intéressantes... C'était une séance de photo basée sur la réflexion. Pas celle qui se passe dans notre tête mais sur celles qui se réflètent sur les fenêtres. C'est intéressant avec la photographie de jouer avec la lumière et les effets qu'elle a sur les objets réfléchissants. Il y a aussi les ombres qu'il ne faut pas oublier. Je suis aussi allé au cinéma. J'avais envi de voir un film d'action et je suis allé voir Les Transformers. Je penses pas que je vais aller voir le 3e. C'était difficile de rester concentré devant les mauvais effets spéciaux et l'histoire sans queue ni tête. J'ai fini ma journée avec une une séance de blog / gestion de photo longue durée... il était temps !
Fougères
-4 juillet 2009-
Aujourd'hui, je me transforme en touriste... Je vais visiter Fougères et son château. Le trajet en autobus est vraiment court et me permet de voir un peu de la banlieu de Rennes, plus rapidement que je n'y suis habitué à pied. Il y a un arrêt directement au château et une visite guidée qui commence tout juste. Le château de Fougères est l'un des château fortifié les mieux conservé d'Europe. La visite guidée nous permet de comprendre l'historique du château, les époques de construction, les personnages célèbres qui y ont vécu et pleins de petits détails sur la vie de château. C'est une visite qui dure environ 1h et nous sommes ensuite invité à visiter les tours où sont présentés des diaporamas, des petits films sur la légende de la fée Mélusine et l'histoire de Fougères. C'est une visite intéressante et instructive sur la Bretagne aussi qui a eu une histoire à la fois houleuse et maintenant plus calme avec la France.
Je vais aussi visiter les églises de Fougères et, en passant par la ville médiévale, remonte dans la haute ville par le parc situé à flanc de colline pour aller monter dans le clocher de la cathédrale de Rennes (montée gratuite avec la visite du château) pour admirer le paysage et je ne suis pas déçu. Quelle belle région. Au retour à Rennes, je vais manger dans un des restaurants exotiques de la ville... Un resto Africain. Poisson frit, boeuf aux épices africaines, glace à la noix de coco. Tout est bon, je recommende.
De retour à Rennes, je
Aujourd'hui, je me transforme en touriste... Je vais visiter Fougères et son château. Le trajet en autobus est vraiment court et me permet de voir un peu de la banlieu de Rennes, plus rapidement que je n'y suis habitué à pied. Il y a un arrêt directement au château et une visite guidée qui commence tout juste. Le château de Fougères est l'un des château fortifié les mieux conservé d'Europe. La visite guidée nous permet de comprendre l'historique du château, les époques de construction, les personnages célèbres qui y ont vécu et pleins de petits détails sur la vie de château. C'est une visite qui dure environ 1h et nous sommes ensuite invité à visiter les tours où sont présentés des diaporamas, des petits films sur la légende de la fée Mélusine et l'histoire de Fougères. C'est une visite intéressante et instructive sur la Bretagne aussi qui a eu une histoire à la fois houleuse et maintenant plus calme avec la France.
Je vais aussi visiter les églises de Fougères et, en passant par la ville médiévale, remonte dans la haute ville par le parc situé à flanc de colline pour aller monter dans le clocher de la cathédrale de Rennes (montée gratuite avec la visite du château) pour admirer le paysage et je ne suis pas déçu. Quelle belle région. Au retour à Rennes, je vais manger dans un des restaurants exotiques de la ville... Un resto Africain. Poisson frit, boeuf aux épices africaines, glace à la noix de coco. Tout est bon, je recommende.
De retour à Rennes, je
Rennes
-3 juillet -
Je suis à Rennes toute la journée et je me repose. Je vais visiter un peu la ville mais je ne peux pas marcher longtemps... mes pieds font mal rapidement. Je profite du fait qu'il y a un métro pour me laisser transporter par le transport en commun pour visiter un peu partout. Je soupe avec un Allemand en peine d'amour dans un resto typiquement Breton... Le Boulingrain. La cuisine est bonne mais on est servi par un gars qui n'a visiblement pas le goût d'être là. Allez ailleurs si vous voulez manger breton et surtout avoir un accueil approprié.
On termine la soirée sur la place des Lices, là où la crème et la jeunesse de Rennes viennent fêter le soir.
Je suis à Rennes toute la journée et je me repose. Je vais visiter un peu la ville mais je ne peux pas marcher longtemps... mes pieds font mal rapidement. Je profite du fait qu'il y a un métro pour me laisser transporter par le transport en commun pour visiter un peu partout. Je soupe avec un Allemand en peine d'amour dans un resto typiquement Breton... Le Boulingrain. La cuisine est bonne mais on est servi par un gars qui n'a visiblement pas le goût d'être là. Allez ailleurs si vous voulez manger breton et surtout avoir un accueil approprié.
On termine la soirée sur la place des Lices, là où la crème et la jeunesse de Rennes viennent fêter le soir.
vendredi 3 juillet 2009
Pèlerinage - Jour 5
-2 juillet - St-Médard-sur-Ile-Rennes-
Je prends le petit déjeuner avec Dominique qui s'est levé à 5h30 pour venir me reconduire à St-Médard pour que je rejoigne Annie et Lydie pour continuer vers Rennes. Ce sera moins facile que le jour précédent ou je n'avais pas de sac et où il y avait moins de distance à parcourir. C'est une journée nuageuse et puis pluvieuse qui nous entraîne le long du chemin de halage du canal qui mène à rennes en passant par St-germain sur Ile, Chevaigné, Betton et qui passe tout près de St-Grégoire. La route est facile, c'est du plat, suivant un cour d'eau, la matinée se passe sous les nuages, sans pluie. On discute de tout et de rien, surtout de la faune et de la flore. On s'arrête pour manger près d'une écluse. Repas simple de saumon fumé et biscottes avec fruits. On reprend la marche et on se fait rapidement rattraper par la pluie qui nous accompagnera par période pour le reste de l'après-midi; parfois forte, parfois bruine. C'est une longue journée de marche (27 km) et c'est très difficile; À mesure que la journée avance, moins on parle... On sent aussi que Annie et moi on a hâte d'arriver... on voit la dernière ville que l'on croisera avant d'arriver (St-Grégoire, la ville, pas le saint ;), partout.
À Rennes, évidemment, il se met à faire beau; Ce qui est parfait considérant qu'on a prévu se rencontrer vers 20h pour souper ensemble; moi, Lydie, Annie et son fils. On se laisse en face de l'auberge, elles elles continuent un peu plus loin pour prendre le bus. Moi, je prend le temps de me reposer un peu à l'auberge de jeunesse avant d'aller les retrouver. Mes pieds me font très mal et c'est à partir de ce moment que je commence à sentir qu'il y a quelque chose de plus grave que des ampoules et de la fatigue.
La soirée est complétée par un repos bien mérité...
Je prends le petit déjeuner avec Dominique qui s'est levé à 5h30 pour venir me reconduire à St-Médard pour que je rejoigne Annie et Lydie pour continuer vers Rennes. Ce sera moins facile que le jour précédent ou je n'avais pas de sac et où il y avait moins de distance à parcourir. C'est une journée nuageuse et puis pluvieuse qui nous entraîne le long du chemin de halage du canal qui mène à rennes en passant par St-germain sur Ile, Chevaigné, Betton et qui passe tout près de St-Grégoire. La route est facile, c'est du plat, suivant un cour d'eau, la matinée se passe sous les nuages, sans pluie. On discute de tout et de rien, surtout de la faune et de la flore. On s'arrête pour manger près d'une écluse. Repas simple de saumon fumé et biscottes avec fruits. On reprend la marche et on se fait rapidement rattraper par la pluie qui nous accompagnera par période pour le reste de l'après-midi; parfois forte, parfois bruine. C'est une longue journée de marche (27 km) et c'est très difficile; À mesure que la journée avance, moins on parle... On sent aussi que Annie et moi on a hâte d'arriver... on voit la dernière ville que l'on croisera avant d'arriver (St-Grégoire, la ville, pas le saint ;), partout.
À Rennes, évidemment, il se met à faire beau; Ce qui est parfait considérant qu'on a prévu se rencontrer vers 20h pour souper ensemble; moi, Lydie, Annie et son fils. On se laisse en face de l'auberge, elles elles continuent un peu plus loin pour prendre le bus. Moi, je prend le temps de me reposer un peu à l'auberge de jeunesse avant d'aller les retrouver. Mes pieds me font très mal et c'est à partir de ce moment que je commence à sentir qu'il y a quelque chose de plus grave que des ampoules et de la fatigue.
La soirée est complétée par un repos bien mérité...
mercredi 1 juillet 2009
Pèlerinage - Jour 4
-1er Juillet -Sens-de-Bretagne-Saint-Médard-sur-Ile-
Je peux profiter d'une journée avec très petit cargo. Mon petit sac à dos Camelpack remplis de bas. Pour la première fois, je ne voyage pas seul et ça fait toute une différence. C'est une journée ensoleillée, marquée par les champs agricoles; les petites routes de campagne et les discussions légères sur la campagne française et où on apprend à se connaître. On passe près du village d'Andouillé-Neuville où on peut prendre une photo de la superbe petite église qui s'y trouve se reflétant dans les eaux de l'étang. très bucolique.
On arrive à Saint-Médard en mi journée et, surprise, il y a un petit marché sur la place du village. Il y a fruits et légumes et un marchand de crêpes. Je prend une spécialité bretonne... La saucisse enrobée dans la galette de blé noir et beaucoup de fruits et de légumes. Après, on va s'installer à l'ombre des chênes pour regarder les bâteaux passer sur le canal, dans l'écluse. On en profite aussi pour faire un petit somme et nous reposer. Dominique vient me chercher en fin d'après-midi et je suis de retour à Sens juste assez tôt pour prendre mes courriels, aller à l'épicerie chercher quelques petites choses pour le lendemain et prendre un dernier repas avec Dominique et Béatrice avant de me retirer dans mes quartiers pour dormir.
Je peux profiter d'une journée avec très petit cargo. Mon petit sac à dos Camelpack remplis de bas. Pour la première fois, je ne voyage pas seul et ça fait toute une différence. C'est une journée ensoleillée, marquée par les champs agricoles; les petites routes de campagne et les discussions légères sur la campagne française et où on apprend à se connaître. On passe près du village d'Andouillé-Neuville où on peut prendre une photo de la superbe petite église qui s'y trouve se reflétant dans les eaux de l'étang. très bucolique.
On arrive à Saint-Médard en mi journée et, surprise, il y a un petit marché sur la place du village. Il y a fruits et légumes et un marchand de crêpes. Je prend une spécialité bretonne... La saucisse enrobée dans la galette de blé noir et beaucoup de fruits et de légumes. Après, on va s'installer à l'ombre des chênes pour regarder les bâteaux passer sur le canal, dans l'écluse. On en profite aussi pour faire un petit somme et nous reposer. Dominique vient me chercher en fin d'après-midi et je suis de retour à Sens juste assez tôt pour prendre mes courriels, aller à l'épicerie chercher quelques petites choses pour le lendemain et prendre un dernier repas avec Dominique et Béatrice avant de me retirer dans mes quartiers pour dormir.
Pèlerinage - Jour 3
-30 juin - Rimou-Sens-de-Bretagne-
Journée facile parce que très courte (un peu plus de 3 heures de marche). J'arrive à Sens-de-Bretagne un peu par surprise en sortant d'un ruisseau asséché (eh oui, le chemin passe dans un ruisseau ;)
Je m'arrête pour me reposer un peu sur la place et surtout laisser reposer mes pieds. Ils en ont vraiment besoin.
Je me remet en route pour me rendre à la chambre d'hôte à laquelle j'ai réservé pour la nuit. Il faut que je traverse le village mais c'est facile à trouver. Rien ne me prépare à la surprise que j'ai en arrivant ! C'est une jolie maison sertie au milieu d'un magnifique jardin avec pleins de fleurs et de grands arbres. C'est magnifique. J'arrive juste au moment ou le propriétaire ouvre les volets. Je suis vraiment arrivé de bonne heure, il est à peine 9h30. L'accueil est impeccable, la maison aussi. Si vous passez par Sens, vous pouvez vous y arrêter, Dominique et Béatrice se feront un plaisir de vous reàçevoir... Voici leur site. http://www.maison-des-glycines.com/ On me montre ma chambre qui est à la hauteur du reste de la maison. Je peux enfin prendre une douche et ça fait du bien. Je prend le temps d'inspecter mes pieds. Les pansements ont tenu mais mon orteil du pied gauche a une teinte bleuâtre-jaunâtre qui n'est pas normale, par contre, ça me fait pas mal au point ou j'ai décidé d'abandonner... C'est difficile physiquement mais encore plus mentalement et psychologiquement. J'y vois de moins en moins d'intérêt.
Je descend prendre le petit déjeuner avec eux et on discute un peu. Ils m'annoncent qu'il y aura deux pèlerines ce soir-là. Ce sera les deux premières que je vais rencontrer et j'avoue avoir hâte. Je me repose une partie de l'après-midi et ça me fait le plus grand bien. Je rencontre Annie et Lydie au souper. Elles ne font qu'une partie du chemin (Elles s'arrêtent à Rennes) mais elles m'offrent de me joindre à eux. Je décide aussi à ce moment que je ferai le trajet avec les dames le lendemain et que Dominique viendrait me chercher à notre prochaine étape pour m'y ramener le lendemain. ça me permettra de voyager une journée sans mon gros sac et de laisser mes pieds se reposer. Je change donc d'idée et décide de faire un autre bout de chemin, pour la première fois, pas seul. La soirée se passe à la française... donc autour de la table à discuter. Je dois dire que je vais être bien entouré pour les deux prochains jours. Les deux pèlerines sont des infirmières... Je peux d'abord goûter à leurs talents pendant qu'elles s'occupent de mes ampoules avec un produit qui s'appelle Compeed... c'est une sorte de pellicule qui ressemble à ce qu'on met dans les fond des armoires pour protéger le bois mais en plus flexible. ça permet de protéger les ampoules lorsqu'on marche dessus. C'est vraiment miraculeux.
Journée facile parce que très courte (un peu plus de 3 heures de marche). J'arrive à Sens-de-Bretagne un peu par surprise en sortant d'un ruisseau asséché (eh oui, le chemin passe dans un ruisseau ;)
Je m'arrête pour me reposer un peu sur la place et surtout laisser reposer mes pieds. Ils en ont vraiment besoin.
Je me remet en route pour me rendre à la chambre d'hôte à laquelle j'ai réservé pour la nuit. Il faut que je traverse le village mais c'est facile à trouver. Rien ne me prépare à la surprise que j'ai en arrivant ! C'est une jolie maison sertie au milieu d'un magnifique jardin avec pleins de fleurs et de grands arbres. C'est magnifique. J'arrive juste au moment ou le propriétaire ouvre les volets. Je suis vraiment arrivé de bonne heure, il est à peine 9h30. L'accueil est impeccable, la maison aussi. Si vous passez par Sens, vous pouvez vous y arrêter, Dominique et Béatrice se feront un plaisir de vous reàçevoir... Voici leur site. http://www.maison-des-glycines.com/ On me montre ma chambre qui est à la hauteur du reste de la maison. Je peux enfin prendre une douche et ça fait du bien. Je prend le temps d'inspecter mes pieds. Les pansements ont tenu mais mon orteil du pied gauche a une teinte bleuâtre-jaunâtre qui n'est pas normale, par contre, ça me fait pas mal au point ou j'ai décidé d'abandonner... C'est difficile physiquement mais encore plus mentalement et psychologiquement. J'y vois de moins en moins d'intérêt.
Je descend prendre le petit déjeuner avec eux et on discute un peu. Ils m'annoncent qu'il y aura deux pèlerines ce soir-là. Ce sera les deux premières que je vais rencontrer et j'avoue avoir hâte. Je me repose une partie de l'après-midi et ça me fait le plus grand bien. Je rencontre Annie et Lydie au souper. Elles ne font qu'une partie du chemin (Elles s'arrêtent à Rennes) mais elles m'offrent de me joindre à eux. Je décide aussi à ce moment que je ferai le trajet avec les dames le lendemain et que Dominique viendrait me chercher à notre prochaine étape pour m'y ramener le lendemain. ça me permettra de voyager une journée sans mon gros sac et de laisser mes pieds se reposer. Je change donc d'idée et décide de faire un autre bout de chemin, pour la première fois, pas seul. La soirée se passe à la française... donc autour de la table à discuter. Je dois dire que je vais être bien entouré pour les deux prochains jours. Les deux pèlerines sont des infirmières... Je peux d'abord goûter à leurs talents pendant qu'elles s'occupent de mes ampoules avec un produit qui s'appelle Compeed... c'est une sorte de pellicule qui ressemble à ce qu'on met dans les fond des armoires pour protéger le bois mais en plus flexible. ça permet de protéger les ampoules lorsqu'on marche dessus. C'est vraiment miraculeux.
Pèlerinage - Jour 2
-29 juin - Antrain-Rimou-
Journée très difficile. Je suis parti d'Antrain vers 6h et après avoir tourné en rond pour plusieurs minutes pour trouver le chemin, j'ai finalement pu m'y engager. C'est une journée marquée par les champs et les petites forêts. C'est aussi une journée marquée par beaucoup de fatigue et beaucoup de questions. En théorie, l'étape devrais me mener jusqu'à Sens-de-Bretagne mais j'en suis incapable. Arrivé à Rimou, mes pieds, qui depuis quelques heures ont une volonté propre, décident que j'en ai assez pour aujourd'hui, s'arrêtent à Rimou !
Je me présente à la Mairie et m'informe du gîte... Les dames qui sont là sont extrêmement gentilles et contactent la personne responsable du gîte qui viendra m'y accueillir. On discute aussi des pèlerins qui passent par là et elles me font part du fait que je semble bien chargé. Habituellement, les gens qui font le chemin ont 1/3 de ce que j'ai. Je décide donc de me débarrasser de l'inutile. Je reviendrai leur porter ce dont je vais me débarasser un peu plus tard. Je vais au gîte et la dame me fait faire le tour du propriétaire et quand elle part, je n'ai que juste assez d'énergie pour fermer les volets et m'écrouler sur le lit.
Je me suis réveiller un peu plus tard et me sentant un peu mieux, je fais le tri. 3 piles... Nécessaire, nice-to-have et à donner. J'arrive, après m'être débarassé de mon matelas de sol; d'une couverture, quelques paires de bas, 3 t-shirt et d'autres babioles à réduire mon sac de moitié, au niveau volume mais au niveau poids, c'est pas tant que ça... Je vais porter ce que j'ai en trop à la dame à la Mairie, elle ira porter le tout à Rennes dans un organisme d'aide aux démunis.
Je retourne me reposer au gîte et dès que j'enlève mes souliers; mes pieds se mettent à me faire mal. Très mal; tellement que j'en pleure (et ce n'est pas une figure de style). J'ai deux ampoules grosses comme le pouce et un petit orteil en sang. Mais le pire, c'est l'impression que tous les os de mes pieds sont en morceaux. Je soigne le tout et je m'endors encore pour quelques heures. Quand je me réveille, la douleur physique est partie et là, c'est une autre sorte de douleur qui m'enveloppe. Qu'est-ce que je fais ici, tout seul à me faire souffrir ? Ce que je vis là, ce n'est pas ce que je veux vivre. Je voulais marcher avec des pèlerins, rencontrer des gens, voir la France et profiter de ces moments pour réfléchir et faire de l'introspection. Au lieu de ça, je passe mes journées tout seul, entre champ et forêt et le chemin est si difficile à suivre que je dois garder mon attention toute entière sur les minuscule signes qui m'indiquent que je suis toujours sur le bon chemin. Mais le plus dur, c'est d'être tout seul, loin de tous les gens qui sont important pour moi. La crise dure quelques heures dont je vous ferai grâce des détails. Une fois la tempête passée, je décide de continuer quand-même. Je prépare mon sac... demain sera une journée courte mais je suis déjà las... donc pas facile.
Si vous faîtes Compstelle... Voici quelques petites choses qu'on ne vous dit pas:
1 - Gardez la tête haute... Par fierté, oui, mais surtout pour voir les signaux qui vous guident sur le chemin, ils sont petit, pas évident à voir dans la broussaille.
2 - Si vous croyez être prêt physiquement; il vous reste probablement quelques centaines de km à faire.
3 - Votre sac ne devrait pas peser plus de 10 à 12kg (5-6 lbs) Maximum. Je vous le dis, on ne met pas grand choses dans (5-6 lbs).
4 - Achetez du Compeed (peau synthétique) pour protéger vos plaies. C'est miraculeux pour protéger les ampoules quand on doit continuer à marcher.
5 - Vérifier la date du guide que vous emportez, les librairies ne vérifient pas qu'elles ont la dernière version.
6 - Le chemin du Mont St-Michel est peu fréquenté, même en haute saison (Avril-Mai), pour vivre la véritable expérience du pèlerinage, partez d'un point de départ plus commun (Arles, puy, Tour)
Journée très difficile. Je suis parti d'Antrain vers 6h et après avoir tourné en rond pour plusieurs minutes pour trouver le chemin, j'ai finalement pu m'y engager. C'est une journée marquée par les champs et les petites forêts. C'est aussi une journée marquée par beaucoup de fatigue et beaucoup de questions. En théorie, l'étape devrais me mener jusqu'à Sens-de-Bretagne mais j'en suis incapable. Arrivé à Rimou, mes pieds, qui depuis quelques heures ont une volonté propre, décident que j'en ai assez pour aujourd'hui, s'arrêtent à Rimou !
Je me présente à la Mairie et m'informe du gîte... Les dames qui sont là sont extrêmement gentilles et contactent la personne responsable du gîte qui viendra m'y accueillir. On discute aussi des pèlerins qui passent par là et elles me font part du fait que je semble bien chargé. Habituellement, les gens qui font le chemin ont 1/3 de ce que j'ai. Je décide donc de me débarrasser de l'inutile. Je reviendrai leur porter ce dont je vais me débarasser un peu plus tard. Je vais au gîte et la dame me fait faire le tour du propriétaire et quand elle part, je n'ai que juste assez d'énergie pour fermer les volets et m'écrouler sur le lit.
Je me suis réveiller un peu plus tard et me sentant un peu mieux, je fais le tri. 3 piles... Nécessaire, nice-to-have et à donner. J'arrive, après m'être débarassé de mon matelas de sol; d'une couverture, quelques paires de bas, 3 t-shirt et d'autres babioles à réduire mon sac de moitié, au niveau volume mais au niveau poids, c'est pas tant que ça... Je vais porter ce que j'ai en trop à la dame à la Mairie, elle ira porter le tout à Rennes dans un organisme d'aide aux démunis.
Je retourne me reposer au gîte et dès que j'enlève mes souliers; mes pieds se mettent à me faire mal. Très mal; tellement que j'en pleure (et ce n'est pas une figure de style). J'ai deux ampoules grosses comme le pouce et un petit orteil en sang. Mais le pire, c'est l'impression que tous les os de mes pieds sont en morceaux. Je soigne le tout et je m'endors encore pour quelques heures. Quand je me réveille, la douleur physique est partie et là, c'est une autre sorte de douleur qui m'enveloppe. Qu'est-ce que je fais ici, tout seul à me faire souffrir ? Ce que je vis là, ce n'est pas ce que je veux vivre. Je voulais marcher avec des pèlerins, rencontrer des gens, voir la France et profiter de ces moments pour réfléchir et faire de l'introspection. Au lieu de ça, je passe mes journées tout seul, entre champ et forêt et le chemin est si difficile à suivre que je dois garder mon attention toute entière sur les minuscule signes qui m'indiquent que je suis toujours sur le bon chemin. Mais le plus dur, c'est d'être tout seul, loin de tous les gens qui sont important pour moi. La crise dure quelques heures dont je vous ferai grâce des détails. Une fois la tempête passée, je décide de continuer quand-même. Je prépare mon sac... demain sera une journée courte mais je suis déjà las... donc pas facile.
Si vous faîtes Compstelle... Voici quelques petites choses qu'on ne vous dit pas:
1 - Gardez la tête haute... Par fierté, oui, mais surtout pour voir les signaux qui vous guident sur le chemin, ils sont petit, pas évident à voir dans la broussaille.
2 - Si vous croyez être prêt physiquement; il vous reste probablement quelques centaines de km à faire.
3 - Votre sac ne devrait pas peser plus de 10 à 12kg (5-6 lbs) Maximum. Je vous le dis, on ne met pas grand choses dans (5-6 lbs).
4 - Achetez du Compeed (peau synthétique) pour protéger vos plaies. C'est miraculeux pour protéger les ampoules quand on doit continuer à marcher.
5 - Vérifier la date du guide que vous emportez, les librairies ne vérifient pas qu'elles ont la dernière version.
6 - Le chemin du Mont St-Michel est peu fréquenté, même en haute saison (Avril-Mai), pour vivre la véritable expérience du pèlerinage, partez d'un point de départ plus commun (Arles, puy, Tour)
Pèlerinage - Jour 1
-28 juin Mont Saint-Michel - Antrain-
Départ tôt le matin avec plusieurs arrêts pour me retourner et prendre plusieurs photos du mont. Pour le reste, c'est une journée de marche facile sur le bord de la route puis, arrivé à Pontorson, le reste du chemin se fait sur un chemin de fer converti en piste cyclable jusqu'à Antrain. À peu près pas de dénivellation et une marche rapide et facile malgré le fait que mon sac est très lourd et que seulement pour cette raison, je trouve la marche difficile. Une fois arrivé à Antrain... un peu de difficulté à trouver du logement. Le gite identifié dans le guide est complet... ça commence bien :(
La dame du gite me recommande quand même un autre gite où il y a de la place. C'est une grande maison qui, à l'heure actuelle est occupée par une groupe d'une dizaine de Roumains qui travaillent dans une usine tout près. Il n'y a pas grand chose à faire à Antrain... quelques belles maisons, un peu de marche dans le village et je passe le reste de la soirée dans ma chambre. Il faut dire que entre le propriétaire du gite qui est assez déprimant et les roumains qui me regardent comme si je n'avais rien à faire sur leur territoire... je reste dans ma chambre et garde un profil bas. Je dois quand même dire que l'accueil a été bon et que la dame a vraiment bien pris soin de moi (jus d'orange à l'arrivée, fais ma chambre alors que je suis arrivé très tôt en après-midi (je pars à 6h donc j'arrive vers midi) me prépare un déjeuner très tôt le lendemain).
Je suis très fatigué de toute façon et j'ai très mal aux pieds, aux jambes et, j'étais surpris moi aussi... aux épaules qui sont de loin, la partie de mon corps qui me fait le plus mal.
Je suis exténué et après avoir mangé un peu, je m'endors et dors presque toute la journée et toute la nuit.
Départ tôt le matin avec plusieurs arrêts pour me retourner et prendre plusieurs photos du mont. Pour le reste, c'est une journée de marche facile sur le bord de la route puis, arrivé à Pontorson, le reste du chemin se fait sur un chemin de fer converti en piste cyclable jusqu'à Antrain. À peu près pas de dénivellation et une marche rapide et facile malgré le fait que mon sac est très lourd et que seulement pour cette raison, je trouve la marche difficile. Une fois arrivé à Antrain... un peu de difficulté à trouver du logement. Le gite identifié dans le guide est complet... ça commence bien :(
La dame du gite me recommande quand même un autre gite où il y a de la place. C'est une grande maison qui, à l'heure actuelle est occupée par une groupe d'une dizaine de Roumains qui travaillent dans une usine tout près. Il n'y a pas grand chose à faire à Antrain... quelques belles maisons, un peu de marche dans le village et je passe le reste de la soirée dans ma chambre. Il faut dire que entre le propriétaire du gite qui est assez déprimant et les roumains qui me regardent comme si je n'avais rien à faire sur leur territoire... je reste dans ma chambre et garde un profil bas. Je dois quand même dire que l'accueil a été bon et que la dame a vraiment bien pris soin de moi (jus d'orange à l'arrivée, fais ma chambre alors que je suis arrivé très tôt en après-midi (je pars à 6h donc j'arrive vers midi) me prépare un déjeuner très tôt le lendemain).
Je suis très fatigué de toute façon et j'ai très mal aux pieds, aux jambes et, j'étais surpris moi aussi... aux épaules qui sont de loin, la partie de mon corps qui me fait le plus mal.
Je suis exténué et après avoir mangé un peu, je m'endors et dors presque toute la journée et toute la nuit.
Mont Saint-Michel (Retraite)
-24-27 juin-
J'ai décidé de mettre en une seule entrée de blog toute la durée de ma retraite pour simplifier la rédaction mais pas pour réduire son importance...
De façon générale, les journées se passent toutes de la même manière... Contemplation silencieuse (6h), Laudes (6h30), travail ou temps personnel, Messe (12h15), dîner, travail ou temps personnel, Vêpres (18h30), souper, Complies, visite du mont sans les touristes, dodo.
Cette semaine, je réside au logis St-Sébastien situé un peu plus bas (à peu près 250 marches plus bas) dans le village. L'abbaye ne peut accueillir que très peu de personnes et les cellules existante sont réservées pour les moines résidant. Je devrai donc, environ 8 à 10 fois par jour, monter ou descendre ces escaliers pour aller et venir entre le village et l'abbaye. La vie au mont se passe dans des escaliers en fait, il y en a beaucoup, un peu partout et elles sont essentielles pour se véhiculer entre les différentes sections du mont. C'est très petit par contre, au mont, comme dirais le père Charles-Marie, on ne peut pas se perdre, on ne peut aller très loin non plus, mais surtout, on fini toujours par aller vers le haut...
24 juin - Lever vers 5h pour prendre des photos du lever de soleil mais comme il se lève à 6h15 et que je voulais arriver pour les Laudes, j'ai été obligé d'oublier ça ce matin. Par contre, le lever, que j'ai quand même pu voir, était spectaculaire. Contemplation et Laudes suivi du déjeuner jusqu'à 8h environ. Je dois souligner que visiter l'abbaye sans voir les laudes est officiellement un péché :) Voir le soleil se lever à travers les vitraux de l'abbatiale et jeter sur les moines et moniales agenouillés ses premiers rayons tout en jetant sur les colonnes immenses, des reflets roses est une expérience magnifique. La bauté du moment, le calme et la sérénité qui nous enveloppe comme un manteau confortable est indescriptibles et est nécessaire pour bien comprendre le sens de l'existence d'un endroit comme le mont Saint-Michel et est souvent inaccessible aux touristes; non pas parce qu'ils ne peuvent y aller (les portes sont ouvertes) mais parce qu'ils arrivent plus tard. Il y avait quelque chose de profondément touchant dans le choeur de l'église, quelque chose qui s'y produit chaque matin où le soleil se lève. Sincèrement; au-delà du mont, au delà de l'église et de l'abbaye, au delà de la baie, des paysages à couper le souffle, ces moments sont à toute fin pratique, la raison véritable de l'existence du Mont Saint-Michel.
Pendant les Laudes, les moines et moniales chantent les Psaumes... J'ai écouté avec attention les harmonies et les voix mais je n'ai pas joint ma voix à les leurs... elle me semblait inadéquate.
J'ai eu, pendant un court instant, l'impression que je n'avais pas ma place là... pas parce que je ne suis pas accueilli par la communauté mais parce que je n'ai pas toujours l'impression d'avoir le droit d'être baigné dans cette lumière-là... On a tous notre place dans le monde, il faut trouver la place qui nous appartient... regardant ces gens à genoux dans la lumière du matin, j'ai la certitude qu'ils ont trouvé la leurs.
J'ai fait la réflexion ce matin-là que ma décision de "vivre" au mont pendant quelques jours a probablement été l'une des belles décisions que j'ai prise... Certainement parce que le mont gagne à être découvert alors qu'il n'est pas infesté de touristes pendant la journée. Voir le mont avant et après les touristes est un choix judicieux que je vous encourage à faire. Quand les touristes partent, le mont redevient calme, il semble se replonger dans l'athmosphère qui y régnait il y a quelques centaines d'années et à mon humble avis, qui devrait y régner de manière permanente malgré le fait que ce soit impossible considérant que le mont a besoin des revenus générés par le tourisme pour survivre.
Ayant manifesté hier mon intérêt pour faire du travail je me suis vu affecté la taille de la haie de laurier (Eh oui, le même laurier qu'on met dans le Spaghetti), des rosiers et de la vigne de l'Abbaye ainsi que de faire quelques bouquets pour agrémenter le réfectoire. Je dois dire que j'étais un peu gêné de me mettre à tailler ces plantes qui occupent les murs de l'Abbaye depuis plusieurs dizaines d'années, peut-être même près d'une centaine d'année. Par contre, je dois avouer qu'il était temps. J'ai donc travaillé de 10h30 jusqu'à la messe (12h15). La messe du midi ressemble malheureusement à un cirque avec pleins de mauvais clowns dans l'assistance. J'ai eu de la difficulté à me concentrer avec les touristes qui sont partout dans l'église et prennent des photos, jasent. J'ai maintenant un grand respect pour les moines qui gardent leur concentration à travers tout ce brouhaha.
La messe a été suivie par le repas. Tout est bon ici, les repas sont simples mais de qualité. Ce midi, détail cocasse... on me présente une salade de tomate, avocat, olives etc... Je me met à manger et curieusement, je semble être le seul à en reprendre. Je mange bien et me met à ramasser mes affaires quand tout à coup le repas arrive... J'étais certain que la salade était le plat principal... Le repas s'est continué avec des cotelettes de porc et le dessert... coupes glacées.
Tous les repas se prennent dans le réfectoire en silence mais la communication demeure, à d'autres niveaux... Quelqu'un s'occupe de démarrer la chaîne de passage des plats puis ensuite, on le fais nous-même. Les repas sont rapides mais pas autant qu'à Saint-Benoît-du-lac. On se sert mutuellement, il y a un calme qui doit aider, quelque part, à la digestion :)
L'après-midi a débutée avec une récréation dans le jardin à discuter en prenant le dessert avec une vue imprenable sur la baie. Plus tard, j'ai continué le travail manuel dans le jardin et j'ai pris un peu de repos en fin d'après-midi. Il fait chaud et humide au mont, après les montées d'escaliers, j'arrive toujours en haut en sueurs... Je dégoûte (et me dégoûte).
Comme vous voyez, le travail ne manque pas. J'ai trouvé rafraîchissant de travailler au mont, c'était un peu ma participation à la vie monastique et surtout, je trouvais que c'était un moyen approprié de dire merci aux moines qui m'ont si bien reçu.
Le soir, c'est un souper de fête chez les religieuses. Ici, les moines et les religieuses vivent au sein de l'abbaye mais évidemment dans des quartiers séparés. Il y a un repas spécial pour célébrer la St-Jean-Baptiste, Patron de la communauté de Jérusalem. C'est aussi la fête de leur 8e année de présence au mont. C'est un souper accompagné d'un choix de vins (juste assez, pas trop ;) et suivi de la vaisselle et d'un moment de "récréation" où on a jasé et pris tisane, thé et bonbons. J'ai pu voir les moines et moniales dans leur moments festifs, moments que je discerne comme étant assez rares... J'ai vraiment apprécié être témoin de ces moments. J'ai bien aimé l'ambiance feutrée de l'abbaye, l'acceuil et la présence des moines et surtout leur gentillesse, leur humour, leur habileté à rester centrer sur les choses simples et évidemment la prière mais au passage, être témoin des moments plus festifs jetais une lueur nouvelle sur la vie monastique. Le rythme de vie, le passage des heures et la routine, encourage une vie paisible et non pas déconnectée mais plutôt connectée sur l'essentiel... la présence l'un à l'autre mais surtout à la prière et à Dieu.
J'ai quitté l'abbaye après les complies et je suis allé chercher mon appareil photo, toujours à la recherche de la dernière sensation. Je veux des photos du coucher de soleil. Par contre j'ai oublié que le soleil se couche très tard (soleil disparaît vers 10h15) mais il fait clair jusqu'à 11h environ. C'était d'un calme envoûtant. Nous étions quelques-uns (peut-être une douzaine) de personnes qui attendaient calmement, paisiblement le coucher de soleil sur la Baie. Tout le monde parlait à voix basses la présence silencieuse des gens était aussi belle que le soleil. C'est peut-être le lieu, la lumière mais il y a un calme omniprésent sur le mont qui nous prend dès qu'on veut se laisser prendre.
J'ai terminé ma journée avec un peu de lavage... les vêtements synthétiques sentent vite... je les remplacerai par des vêtements en fibre naturelle au plus tôt.
25 juin - Lever vers 6h pour le lever de soleil suivi des Laudes. J'adore me retrouver dans l'église avant les Laudes et regarder le soleil se lever dans les vitraux. Pour le reste, une journée à peu près semblable à la précédente sauf qu'aujourd'hui, je taille la plante Kiwi et je descend beaucoup de sacs de poubelles à travers les méandres des escaliers. Aujourd'hui, je ne vais pas à la messe... j'ai de la difficulté à profiter de ces moments avec tous les touristes. On me demande d'aller, ce soir faire la dernière heure de l'adoration silencieuse à l'église St-Pierre dans le village. Soirée très calme assis à contempler le saint sacrement.
26 juin - Journée avec un peu de ménage dans le réfectoire puis je me suis transformé en touriste pour aller prendre quelques photos dans le cloître et dans l'église avant que les touristes arrivent. C'est aussi aujourd'hui la première journée de température de "Bretagne" avec un temps gris. C'est aussi aujourd'hui, que pour la première fois, je ferai estamper ma crédential.
C'est aussi aujourd'hui que le malaise grandit en lien avec la liturgie. Ce malaise va m'accompagner tout mon séjour; mais y'a des malaises qu'il faut creuser... C'est aussi la journée du lavage... Je monte mon lavage à l'abbaye et quand je monte pour les vêpres, comme tout n'est pas sec, je laisse le tout dehors. Évidemment, au beau milieu des vêpres, un orage se déclare... et mouille tout mon linge. Après discusson avec le moine Charles-Marie, je décide de rester une journée de plus pour attendre que mon linge sèche... signe divin ou anecdote cocasse ???
Demeure qu'en ce qui a trait aux questionnements sur le sens de ma vie, sur ma raison d'être... Il reste que pour quelque raison que ce soit, pendant quelques instants, j'aurais aimé connaître ce que c'est que de me faire dire clairement par Dieu ce que je dois faire... évidemment, ce n'est jamais le cas.
J'essais depuis plusieurs années de me placer dans des endroits où je pense que la rencontre se fera... mais elle ne se produit pas... alors je doute. Es-ce mon rôle ici de me questionner constamment sans jamais avoir de certitudes ? Où se trouve l'équilibre entre la foi et la raison ou l'intellect. Peut-être que je suis aveugle mais maintenant, je commence à me demander si le doute n'est pas une partie essentielle de l'existence humaine. Il reste qu'il y a toujours une différence majeure entre les communications divines décrites dans la bible et celles reçues par les gens d'aujourd'hui qui semblent plus subtiles. Parle-t-il aux importants à travers les buissons ardents et au reste du peuple par des intuitions et des impressions dans leur coeur. En fin de compte, je débute mon pèlerinage avec des doutes, des questions, des insatisfactions et la questions éternelle: Qu'est-ce que je fais ici ? Je penses même à ce moment, à tout laisser tomber. Si après tout ce temps, je ne suis toujours pas capable de faire sens... peut-être devrais-je retourner dans ma vie de banlieue ? Disons que je commence un pèlerinage dans un drôle d'esprit... on verra bien comment ça va évoluer. Peut-être faut-il passer par le doute avant de pouvoir faire sens ? Je pars donc avec cet espoir :)
27 juin - Journée normale à part ma bénédiction de pèlerin reçue après les vêpres. Je suis arrivé très tôt pour un moment tout seul dans l'Abbatiale. Après les Laudes, les nuages arrivaient au niveau des ramparts, on aurait dit que l'Abbaye flottait sur les nuages. À cause de l'humidité, les gens avaient des arc-en-ciels autour d'eux, c'était vraiment superbe. J'aurais voulu avoir mon appareil ! J'ai trouvé la séparation après les complies difficiles. Je quitte un endroit où j'étais bien pour l'inconnu.
J'ai décidé de mettre en une seule entrée de blog toute la durée de ma retraite pour simplifier la rédaction mais pas pour réduire son importance...
De façon générale, les journées se passent toutes de la même manière... Contemplation silencieuse (6h), Laudes (6h30), travail ou temps personnel, Messe (12h15), dîner, travail ou temps personnel, Vêpres (18h30), souper, Complies, visite du mont sans les touristes, dodo.
Cette semaine, je réside au logis St-Sébastien situé un peu plus bas (à peu près 250 marches plus bas) dans le village. L'abbaye ne peut accueillir que très peu de personnes et les cellules existante sont réservées pour les moines résidant. Je devrai donc, environ 8 à 10 fois par jour, monter ou descendre ces escaliers pour aller et venir entre le village et l'abbaye. La vie au mont se passe dans des escaliers en fait, il y en a beaucoup, un peu partout et elles sont essentielles pour se véhiculer entre les différentes sections du mont. C'est très petit par contre, au mont, comme dirais le père Charles-Marie, on ne peut pas se perdre, on ne peut aller très loin non plus, mais surtout, on fini toujours par aller vers le haut...
24 juin - Lever vers 5h pour prendre des photos du lever de soleil mais comme il se lève à 6h15 et que je voulais arriver pour les Laudes, j'ai été obligé d'oublier ça ce matin. Par contre, le lever, que j'ai quand même pu voir, était spectaculaire. Contemplation et Laudes suivi du déjeuner jusqu'à 8h environ. Je dois souligner que visiter l'abbaye sans voir les laudes est officiellement un péché :) Voir le soleil se lever à travers les vitraux de l'abbatiale et jeter sur les moines et moniales agenouillés ses premiers rayons tout en jetant sur les colonnes immenses, des reflets roses est une expérience magnifique. La bauté du moment, le calme et la sérénité qui nous enveloppe comme un manteau confortable est indescriptibles et est nécessaire pour bien comprendre le sens de l'existence d'un endroit comme le mont Saint-Michel et est souvent inaccessible aux touristes; non pas parce qu'ils ne peuvent y aller (les portes sont ouvertes) mais parce qu'ils arrivent plus tard. Il y avait quelque chose de profondément touchant dans le choeur de l'église, quelque chose qui s'y produit chaque matin où le soleil se lève. Sincèrement; au-delà du mont, au delà de l'église et de l'abbaye, au delà de la baie, des paysages à couper le souffle, ces moments sont à toute fin pratique, la raison véritable de l'existence du Mont Saint-Michel.
Pendant les Laudes, les moines et moniales chantent les Psaumes... J'ai écouté avec attention les harmonies et les voix mais je n'ai pas joint ma voix à les leurs... elle me semblait inadéquate.
J'ai eu, pendant un court instant, l'impression que je n'avais pas ma place là... pas parce que je ne suis pas accueilli par la communauté mais parce que je n'ai pas toujours l'impression d'avoir le droit d'être baigné dans cette lumière-là... On a tous notre place dans le monde, il faut trouver la place qui nous appartient... regardant ces gens à genoux dans la lumière du matin, j'ai la certitude qu'ils ont trouvé la leurs.
J'ai fait la réflexion ce matin-là que ma décision de "vivre" au mont pendant quelques jours a probablement été l'une des belles décisions que j'ai prise... Certainement parce que le mont gagne à être découvert alors qu'il n'est pas infesté de touristes pendant la journée. Voir le mont avant et après les touristes est un choix judicieux que je vous encourage à faire. Quand les touristes partent, le mont redevient calme, il semble se replonger dans l'athmosphère qui y régnait il y a quelques centaines d'années et à mon humble avis, qui devrait y régner de manière permanente malgré le fait que ce soit impossible considérant que le mont a besoin des revenus générés par le tourisme pour survivre.
Ayant manifesté hier mon intérêt pour faire du travail je me suis vu affecté la taille de la haie de laurier (Eh oui, le même laurier qu'on met dans le Spaghetti), des rosiers et de la vigne de l'Abbaye ainsi que de faire quelques bouquets pour agrémenter le réfectoire. Je dois dire que j'étais un peu gêné de me mettre à tailler ces plantes qui occupent les murs de l'Abbaye depuis plusieurs dizaines d'années, peut-être même près d'une centaine d'année. Par contre, je dois avouer qu'il était temps. J'ai donc travaillé de 10h30 jusqu'à la messe (12h15). La messe du midi ressemble malheureusement à un cirque avec pleins de mauvais clowns dans l'assistance. J'ai eu de la difficulté à me concentrer avec les touristes qui sont partout dans l'église et prennent des photos, jasent. J'ai maintenant un grand respect pour les moines qui gardent leur concentration à travers tout ce brouhaha.
La messe a été suivie par le repas. Tout est bon ici, les repas sont simples mais de qualité. Ce midi, détail cocasse... on me présente une salade de tomate, avocat, olives etc... Je me met à manger et curieusement, je semble être le seul à en reprendre. Je mange bien et me met à ramasser mes affaires quand tout à coup le repas arrive... J'étais certain que la salade était le plat principal... Le repas s'est continué avec des cotelettes de porc et le dessert... coupes glacées.
Tous les repas se prennent dans le réfectoire en silence mais la communication demeure, à d'autres niveaux... Quelqu'un s'occupe de démarrer la chaîne de passage des plats puis ensuite, on le fais nous-même. Les repas sont rapides mais pas autant qu'à Saint-Benoît-du-lac. On se sert mutuellement, il y a un calme qui doit aider, quelque part, à la digestion :)
L'après-midi a débutée avec une récréation dans le jardin à discuter en prenant le dessert avec une vue imprenable sur la baie. Plus tard, j'ai continué le travail manuel dans le jardin et j'ai pris un peu de repos en fin d'après-midi. Il fait chaud et humide au mont, après les montées d'escaliers, j'arrive toujours en haut en sueurs... Je dégoûte (et me dégoûte).
Comme vous voyez, le travail ne manque pas. J'ai trouvé rafraîchissant de travailler au mont, c'était un peu ma participation à la vie monastique et surtout, je trouvais que c'était un moyen approprié de dire merci aux moines qui m'ont si bien reçu.
Le soir, c'est un souper de fête chez les religieuses. Ici, les moines et les religieuses vivent au sein de l'abbaye mais évidemment dans des quartiers séparés. Il y a un repas spécial pour célébrer la St-Jean-Baptiste, Patron de la communauté de Jérusalem. C'est aussi la fête de leur 8e année de présence au mont. C'est un souper accompagné d'un choix de vins (juste assez, pas trop ;) et suivi de la vaisselle et d'un moment de "récréation" où on a jasé et pris tisane, thé et bonbons. J'ai pu voir les moines et moniales dans leur moments festifs, moments que je discerne comme étant assez rares... J'ai vraiment apprécié être témoin de ces moments. J'ai bien aimé l'ambiance feutrée de l'abbaye, l'acceuil et la présence des moines et surtout leur gentillesse, leur humour, leur habileté à rester centrer sur les choses simples et évidemment la prière mais au passage, être témoin des moments plus festifs jetais une lueur nouvelle sur la vie monastique. Le rythme de vie, le passage des heures et la routine, encourage une vie paisible et non pas déconnectée mais plutôt connectée sur l'essentiel... la présence l'un à l'autre mais surtout à la prière et à Dieu.
J'ai quitté l'abbaye après les complies et je suis allé chercher mon appareil photo, toujours à la recherche de la dernière sensation. Je veux des photos du coucher de soleil. Par contre j'ai oublié que le soleil se couche très tard (soleil disparaît vers 10h15) mais il fait clair jusqu'à 11h environ. C'était d'un calme envoûtant. Nous étions quelques-uns (peut-être une douzaine) de personnes qui attendaient calmement, paisiblement le coucher de soleil sur la Baie. Tout le monde parlait à voix basses la présence silencieuse des gens était aussi belle que le soleil. C'est peut-être le lieu, la lumière mais il y a un calme omniprésent sur le mont qui nous prend dès qu'on veut se laisser prendre.
J'ai terminé ma journée avec un peu de lavage... les vêtements synthétiques sentent vite... je les remplacerai par des vêtements en fibre naturelle au plus tôt.
25 juin - Lever vers 6h pour le lever de soleil suivi des Laudes. J'adore me retrouver dans l'église avant les Laudes et regarder le soleil se lever dans les vitraux. Pour le reste, une journée à peu près semblable à la précédente sauf qu'aujourd'hui, je taille la plante Kiwi et je descend beaucoup de sacs de poubelles à travers les méandres des escaliers. Aujourd'hui, je ne vais pas à la messe... j'ai de la difficulté à profiter de ces moments avec tous les touristes. On me demande d'aller, ce soir faire la dernière heure de l'adoration silencieuse à l'église St-Pierre dans le village. Soirée très calme assis à contempler le saint sacrement.
26 juin - Journée avec un peu de ménage dans le réfectoire puis je me suis transformé en touriste pour aller prendre quelques photos dans le cloître et dans l'église avant que les touristes arrivent. C'est aussi aujourd'hui la première journée de température de "Bretagne" avec un temps gris. C'est aussi aujourd'hui, que pour la première fois, je ferai estamper ma crédential.
C'est aussi aujourd'hui que le malaise grandit en lien avec la liturgie. Ce malaise va m'accompagner tout mon séjour; mais y'a des malaises qu'il faut creuser... C'est aussi la journée du lavage... Je monte mon lavage à l'abbaye et quand je monte pour les vêpres, comme tout n'est pas sec, je laisse le tout dehors. Évidemment, au beau milieu des vêpres, un orage se déclare... et mouille tout mon linge. Après discusson avec le moine Charles-Marie, je décide de rester une journée de plus pour attendre que mon linge sèche... signe divin ou anecdote cocasse ???
Demeure qu'en ce qui a trait aux questionnements sur le sens de ma vie, sur ma raison d'être... Il reste que pour quelque raison que ce soit, pendant quelques instants, j'aurais aimé connaître ce que c'est que de me faire dire clairement par Dieu ce que je dois faire... évidemment, ce n'est jamais le cas.
J'essais depuis plusieurs années de me placer dans des endroits où je pense que la rencontre se fera... mais elle ne se produit pas... alors je doute. Es-ce mon rôle ici de me questionner constamment sans jamais avoir de certitudes ? Où se trouve l'équilibre entre la foi et la raison ou l'intellect. Peut-être que je suis aveugle mais maintenant, je commence à me demander si le doute n'est pas une partie essentielle de l'existence humaine. Il reste qu'il y a toujours une différence majeure entre les communications divines décrites dans la bible et celles reçues par les gens d'aujourd'hui qui semblent plus subtiles. Parle-t-il aux importants à travers les buissons ardents et au reste du peuple par des intuitions et des impressions dans leur coeur. En fin de compte, je débute mon pèlerinage avec des doutes, des questions, des insatisfactions et la questions éternelle: Qu'est-ce que je fais ici ? Je penses même à ce moment, à tout laisser tomber. Si après tout ce temps, je ne suis toujours pas capable de faire sens... peut-être devrais-je retourner dans ma vie de banlieue ? Disons que je commence un pèlerinage dans un drôle d'esprit... on verra bien comment ça va évoluer. Peut-être faut-il passer par le doute avant de pouvoir faire sens ? Je pars donc avec cet espoir :)
27 juin - Journée normale à part ma bénédiction de pèlerin reçue après les vêpres. Je suis arrivé très tôt pour un moment tout seul dans l'Abbatiale. Après les Laudes, les nuages arrivaient au niveau des ramparts, on aurait dit que l'Abbaye flottait sur les nuages. À cause de l'humidité, les gens avaient des arc-en-ciels autour d'eux, c'était vraiment superbe. J'aurais voulu avoir mon appareil ! J'ai trouvé la séparation après les complies difficiles. Je quitte un endroit où j'étais bien pour l'inconnu.
Rennes-Mont-Saint-Michel
-23 juin-
Je quitte Rennes par autobus vers 11h30 après avoir été faire un petit tour dans des sections de la vieille ville que je n'avais pas eu le temps de visiter hier. Je suis arrivé au bas du mont Saint-Michel à 13h30 et je me suis immédiatement rendu à mon logis pour y déposer mes affaires. Tout se passe bien mais je suis un peu assaillis par la quantité de touristes qui se trouvent sur les lieux. Il y en a tellement que j'ai de la difficulté à me véhiculer dans les rues étroites. Je prends un peu de temps pour visiter le mont qui est vraiment exceptionnel à pleins de niveaux. C'est difficile à décrire... Je m'inscrit pour la visite guidé que je fais en milieu d'après-midi avec un guide super intéressant. J'aurais dû prendre la visite conférence comme tout le monde me l'avais recommandé mais j'étais un peu confus et je croyais que c'était pour ça que je payais... De toute façon, je me dis que je pourrai toujours la reprendre plus tard dans la semaine.
À 18h20, je me présente aux Vêpres comme prévu... Une religieuse de la communauté de Jérusalem (la communauté résidant au mont) vient me chercher pour monter à l'église. C'est vraiment impressionnant de voir la quantité de marches qu'il faut monter (ou descendre) pour aller d'un endroit à l'autre ici !
L'acoustique est tellement parfaite et les harmonies sont tellement belles que je me laisse prendre aux chants des vêpres. Nous sommes plusieurs présents, je me dis que j'ai bien fait de réserver d'avance. Une fois les vêpres terminés, je suis accueillis par Père Charles-Marie qui vient directement me voir et m'accueille par mon nom... je suis un peu estomaqué de découvrir que je suis le seul retraitant aujourd'hui... Eh ben. On prend quelques minutes à contempler la vue sur la baie à partir du parvis de l'église... c'est vraiment à couper le souffle... surtout que la marée monte. En quelques minutes, on peut voir les dunes se remplir d'eau, les cours d'eau s'entrechoquer, chacun, rivière et océan ne voulant pas laisser sa place à l'autre. Les verts-gris tournent rapidement au bleu foncé et au gris plus foncé. C'est vraiment de toute beauté. On descend ensuite au réfectoire et je dois avouer que je suis un peu nerveux. Quand je suis allé à St-Benoit-du-lac on étaient assis (les retraitants) sur des tables au milieu des moines qui sont tous assis autour et nous regardent. De plus, ils mangent si vite que j'avais à peine le temps de finir un plat que le suivant arrivait... c'était loin d'être relaxant.
Ici par contre, on est tous assis ensemble (tous c'est pas vraiment beaucoup... il y a 4 moines présents dont 1 en visite de Paris). De façon générale, ils sont habituellement 5 ou 6 et chez les religieuses, elles sont 7...
Le repas se passe calmement et en silence, ce qui fait un changement radical des repas auxquels je suis habitués !
Après le repas, c'est la vaisselle avec quelques mots échangés et quelques explications sur le déroulement des journées. On me propose aussi de faire un peu de travail si je le veux, ce que j'accepte évidemment... Ce sera intéressant de partager un peu plus que seulement les recontres de prières.
La soirée se termine avec les complies desquels je sors pour aller chercher mon appareil photo et me rendre où on m'a indiqué que sont les plus beaux couchers de soleil. Par contre, il faut se rappeler que le soleil se coucher vers 23h au mont Saint-Michel... disons que je suis un peu en avance, mais je ne suis pas tout seul de touriste qui attendent patiemment que l'astre du jour disparaisse dans l'océan. Somme toute, ce fut un beau moment de calme. Tout le monde parlait à voix basse, tout était calme avec la majorité des touristes déjà partis, il ne restait qu'une poignée d'irréductibles qui contemplaient la boule de feu descendre lentement à l'horizon...
Une fois le spectacle terminé, j'ai marché un peu dans les rues du mont histoire de me situer mais il est impossible de s'y perdre, même pour moi ;)
Le dodo était tôt ce soir-là parce que la journée du lendemain commence à 6h... ce sera une bonne pratique pour le pèlerinage qui suit :)
Je quitte Rennes par autobus vers 11h30 après avoir été faire un petit tour dans des sections de la vieille ville que je n'avais pas eu le temps de visiter hier. Je suis arrivé au bas du mont Saint-Michel à 13h30 et je me suis immédiatement rendu à mon logis pour y déposer mes affaires. Tout se passe bien mais je suis un peu assaillis par la quantité de touristes qui se trouvent sur les lieux. Il y en a tellement que j'ai de la difficulté à me véhiculer dans les rues étroites. Je prends un peu de temps pour visiter le mont qui est vraiment exceptionnel à pleins de niveaux. C'est difficile à décrire... Je m'inscrit pour la visite guidé que je fais en milieu d'après-midi avec un guide super intéressant. J'aurais dû prendre la visite conférence comme tout le monde me l'avais recommandé mais j'étais un peu confus et je croyais que c'était pour ça que je payais... De toute façon, je me dis que je pourrai toujours la reprendre plus tard dans la semaine.
À 18h20, je me présente aux Vêpres comme prévu... Une religieuse de la communauté de Jérusalem (la communauté résidant au mont) vient me chercher pour monter à l'église. C'est vraiment impressionnant de voir la quantité de marches qu'il faut monter (ou descendre) pour aller d'un endroit à l'autre ici !
L'acoustique est tellement parfaite et les harmonies sont tellement belles que je me laisse prendre aux chants des vêpres. Nous sommes plusieurs présents, je me dis que j'ai bien fait de réserver d'avance. Une fois les vêpres terminés, je suis accueillis par Père Charles-Marie qui vient directement me voir et m'accueille par mon nom... je suis un peu estomaqué de découvrir que je suis le seul retraitant aujourd'hui... Eh ben. On prend quelques minutes à contempler la vue sur la baie à partir du parvis de l'église... c'est vraiment à couper le souffle... surtout que la marée monte. En quelques minutes, on peut voir les dunes se remplir d'eau, les cours d'eau s'entrechoquer, chacun, rivière et océan ne voulant pas laisser sa place à l'autre. Les verts-gris tournent rapidement au bleu foncé et au gris plus foncé. C'est vraiment de toute beauté. On descend ensuite au réfectoire et je dois avouer que je suis un peu nerveux. Quand je suis allé à St-Benoit-du-lac on étaient assis (les retraitants) sur des tables au milieu des moines qui sont tous assis autour et nous regardent. De plus, ils mangent si vite que j'avais à peine le temps de finir un plat que le suivant arrivait... c'était loin d'être relaxant.
Ici par contre, on est tous assis ensemble (tous c'est pas vraiment beaucoup... il y a 4 moines présents dont 1 en visite de Paris). De façon générale, ils sont habituellement 5 ou 6 et chez les religieuses, elles sont 7...
Le repas se passe calmement et en silence, ce qui fait un changement radical des repas auxquels je suis habitués !
Après le repas, c'est la vaisselle avec quelques mots échangés et quelques explications sur le déroulement des journées. On me propose aussi de faire un peu de travail si je le veux, ce que j'accepte évidemment... Ce sera intéressant de partager un peu plus que seulement les recontres de prières.
La soirée se termine avec les complies desquels je sors pour aller chercher mon appareil photo et me rendre où on m'a indiqué que sont les plus beaux couchers de soleil. Par contre, il faut se rappeler que le soleil se coucher vers 23h au mont Saint-Michel... disons que je suis un peu en avance, mais je ne suis pas tout seul de touriste qui attendent patiemment que l'astre du jour disparaisse dans l'océan. Somme toute, ce fut un beau moment de calme. Tout le monde parlait à voix basse, tout était calme avec la majorité des touristes déjà partis, il ne restait qu'une poignée d'irréductibles qui contemplaient la boule de feu descendre lentement à l'horizon...
Une fois le spectacle terminé, j'ai marché un peu dans les rues du mont histoire de me situer mais il est impossible de s'y perdre, même pour moi ;)
Le dodo était tôt ce soir-là parce que la journée du lendemain commence à 6h... ce sera une bonne pratique pour le pèlerinage qui suit :)
Rennes
-22 juin-
C'est un départ ! Je quitte Meulan avec Philippe qui me dépose à la gare Des Mureaux pour que je puisse me rendre à Paris ou je prendrai le TGV pour me rendre à Rennes. Tout se passe bien, je commence à être habitué au métro et aux Gares de Paris... j'y ai quand même passé beaucoup de temps dernièrement. Je passe en partie de la journée en transit entre Paris et Rennes et je me repose un peu en arrivant à l'auberge de Jeunesse. Je prends quand même le temps de visiter un peu la ville, surtout le coin historique en après-midi. C'est un petit souper léger à l'auberge qui complète ma journée; demain j'ai une grosse journée...
C'est un départ ! Je quitte Meulan avec Philippe qui me dépose à la gare Des Mureaux pour que je puisse me rendre à Paris ou je prendrai le TGV pour me rendre à Rennes. Tout se passe bien, je commence à être habitué au métro et aux Gares de Paris... j'y ai quand même passé beaucoup de temps dernièrement. Je passe en partie de la journée en transit entre Paris et Rennes et je me repose un peu en arrivant à l'auberge de Jeunesse. Je prends quand même le temps de visiter un peu la ville, surtout le coin historique en après-midi. C'est un petit souper léger à l'auberge qui complète ma journée; demain j'ai une grosse journée...
Camembert - Route des Fromages
-21 juin-
Aujourd'hui, c'est la route des fromages ! On quitte Meulan en fin d'avant-midi pour nous rendre dans la région de Lisieux, Camembert pour faire la visite des grands noms des fromageries. On commence par la visite du Mémorial de la 2è guerre mondiale situé au Mont-Ormel. C'est un bel édifice ayant une vue magnifique sur la vallée en contrebas et sur la campagne de la région. Ce mémorial dédié aux forces alliées qui ont défendues la vallée vers la fin de la guerre et qui ont par le fait même remportés une victoire décisive. Il y a plus d'information en cliquant sur le lien plus haut. On s'est ensuite rendu dans un restaurant, la Camembertière. Moi j'ai pris une assiette de viandes diverses accompagnée par un camembert grillé. Le tout accompagné de pommeau en apéritif et de cidre pendant le repas et j'ai terminé avec une crème glacée au camembert dont j'aimerais bien avoir la recette :)
L'après-midi s'est continuée avec une visite d'une ferme de production de camembert près du village de Camembert. Au-delà de l'intérêt pour les fromages qui sont produits dans la région, cette région agricole est vraiment superbe à visiter. On y trouve des prés, des champs de culture, des petits bosquets et des forêts, et en plus, on peut y trouver des fromages très intéressants :)
Aujourd'hui, c'est la route des fromages ! On quitte Meulan en fin d'avant-midi pour nous rendre dans la région de Lisieux, Camembert pour faire la visite des grands noms des fromageries. On commence par la visite du Mémorial de la 2è guerre mondiale situé au Mont-Ormel. C'est un bel édifice ayant une vue magnifique sur la vallée en contrebas et sur la campagne de la région. Ce mémorial dédié aux forces alliées qui ont défendues la vallée vers la fin de la guerre et qui ont par le fait même remportés une victoire décisive. Il y a plus d'information en cliquant sur le lien plus haut. On s'est ensuite rendu dans un restaurant, la Camembertière. Moi j'ai pris une assiette de viandes diverses accompagnée par un camembert grillé. Le tout accompagné de pommeau en apéritif et de cidre pendant le repas et j'ai terminé avec une crème glacée au camembert dont j'aimerais bien avoir la recette :)
L'après-midi s'est continuée avec une visite d'une ferme de production de camembert près du village de Camembert. Au-delà de l'intérêt pour les fromages qui sont produits dans la région, cette région agricole est vraiment superbe à visiter. On y trouve des prés, des champs de culture, des petits bosquets et des forêts, et en plus, on peut y trouver des fromages très intéressants :)
Paris - Coulée verte
-20 juin-
Petit matin de rush. On veut aller faire une promenade sur la coulée verte. C'est une ancienne voie ferrée surélevée en grande partie qui a été convertie en jardin et voie de promenade. Quelle bonne idée. On pars en fin d'avant-midi et je vais acheter mon chargeur pour pile Nikon qui me coûte cher mais qui me permettra de faire de la photo pour le reste de mon voyage. Quelle blague ! On a préparé un pique-nique mais on devra le manger dans la voiture finalement parce qu'il ne fait pas très beau. Une chance, la température s'améliore dans le courant de l'après-midi si bien qu'il commence à faire beau avant le souper. On termine l'après-midi avec le trajet dans le nouveau tramway qui circule dans le nord de la ville. C'est un bel engin qui vaut le coup d'oeil. C'est très silencieux, rapide et la voie est bordée de pelouse... c'est très "environmentally friendly " ;)
Je quitte Philippe et Catherine pour aller souper moi-même dans le quartier de l'hôtel de ville, du marais et beaubourg que je visite une partie de la soirée. Il y a un grand jardin créé en face de l'hôtel de ville qui présente une panoplie de plantes et de fleurs. Le quartier du Marais est le quartier des artistes et du night life. Il y a plusieurs bon petits restaurants et pleins de cafés et de bars. J'ai passé une belle soirée bien relax...
Petit matin de rush. On veut aller faire une promenade sur la coulée verte. C'est une ancienne voie ferrée surélevée en grande partie qui a été convertie en jardin et voie de promenade. Quelle bonne idée. On pars en fin d'avant-midi et je vais acheter mon chargeur pour pile Nikon qui me coûte cher mais qui me permettra de faire de la photo pour le reste de mon voyage. Quelle blague ! On a préparé un pique-nique mais on devra le manger dans la voiture finalement parce qu'il ne fait pas très beau. Une chance, la température s'améliore dans le courant de l'après-midi si bien qu'il commence à faire beau avant le souper. On termine l'après-midi avec le trajet dans le nouveau tramway qui circule dans le nord de la ville. C'est un bel engin qui vaut le coup d'oeil. C'est très silencieux, rapide et la voie est bordée de pelouse... c'est très "environmentally friendly " ;)
Je quitte Philippe et Catherine pour aller souper moi-même dans le quartier de l'hôtel de ville, du marais et beaubourg que je visite une partie de la soirée. Il y a un grand jardin créé en face de l'hôtel de ville qui présente une panoplie de plantes et de fleurs. Le quartier du Marais est le quartier des artistes et du night life. Il y a plusieurs bon petits restaurants et pleins de cafés et de bars. J'ai passé une belle soirée bien relax...
Gerberoy
-19 juin-
Petite journée tranquille. Levé tard encore une fois... Que c'est tranquille ici :) Moi en Catherine on déjeune ensemble à la maison.
C'est une journée ou tous les deux, on veut pas aller trop vite, ça tombe bien :) On jase de pleins de choses, et la journée passe très rapidement, si rapidement qu'on fini par partir pour faire une petite visite dans un village qui se nomme Gerberoy vers 16h. C'est un petit village qui se trouve entre Amiens et Rouen au Nord-Ouest de Beauvais. Une région que j'avais visité en Moto avec Philippe lors de ma dernière visite en France. Gerberoy, c'est le summum de la conservation du patrimoine architectural et culturel pour lequel, à mon humble avis, les français sont les spécialistes. On se croirais au 17e siècle en entrant dans le village. En plus, c'est la saison des roses alors il y en a partout. On y trouve des petites maisons dont le style et la structure a été conservée depuis des centaines d'années, des petites boutiques, restaurants et cafés, des jardins dont un assez exceptionnel. C'est un endroit très agréable ou déambuler nous donne immédiatement le goût d'y rester. C'est tellement joli !
Petite journée tranquille. Levé tard encore une fois... Que c'est tranquille ici :) Moi en Catherine on déjeune ensemble à la maison.
C'est une journée ou tous les deux, on veut pas aller trop vite, ça tombe bien :) On jase de pleins de choses, et la journée passe très rapidement, si rapidement qu'on fini par partir pour faire une petite visite dans un village qui se nomme Gerberoy vers 16h. C'est un petit village qui se trouve entre Amiens et Rouen au Nord-Ouest de Beauvais. Une région que j'avais visité en Moto avec Philippe lors de ma dernière visite en France. Gerberoy, c'est le summum de la conservation du patrimoine architectural et culturel pour lequel, à mon humble avis, les français sont les spécialistes. On se croirais au 17e siècle en entrant dans le village. En plus, c'est la saison des roses alors il y en a partout. On y trouve des petites maisons dont le style et la structure a été conservée depuis des centaines d'années, des petites boutiques, restaurants et cafés, des jardins dont un assez exceptionnel. C'est un endroit très agréable ou déambuler nous donne immédiatement le goût d'y rester. C'est tellement joli !
Inscription à :
Articles (Atom)
