Messages V.S. Commentaires...
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À plus tard :)
jeudi 18 juin 2009
Paris
J'ai retrouvé Paris avec beaucoup de joie aujourd'hui. J'ai pu voir des sections de la ville que je n'avais pas encore vu auparavant. Le Montmartre avec son église. C'est en fait le premier arrêt que je fais. Je descend du métro à la place des Abesses (Intrigué par la chanson de Pierre Lapointe) qui est en fait une belle place avec un joli parc. Je me suis mis à déambuler un peu dans le quartier et je commence sans trop m'en apperçevoir à monter la butte du Montmartre vers l'église. D'en haut, on a une belle vue de toute la ville. Je me dis que tant qu'à y être, je suis aussi bien de visiter la coupole et la crypte. Du haut de la coupole, on voit encore mieux la ville. C'est un peu cher mais ça vaut la peine pour le coup d'oeil et la promenade sur les toits et entre les tourelles. On se sent un peu comme Quasimodo mais pas sur la bonne église ;)
J'ai pris plusieurs photos mais un moment donné, l'appareil stoppe de prendre des photos... un peu intrigué, je vois le message sur l'écran que la batterie est déchargée. Quelle malchance, plus de batterie en pleins Paris. Pas très futé de ma part ! Il faudra que je revienne.
J'ai continué ma promenade avec une petite visite dans le secteur de l'hôtel de ville, un petit tour en bateauTaxi (Conseil de ma soeur Renée) et une grande marche sur les champs Élysés (un autre conseil de cette même soeur), le tout entrecoupé de quelques petites balades en métro.
Je retourne à Meulan par le train en début de soirée pour passer une soirée très tranquille tout seul puisqu'il faut souper en vitesse; Catherine et Philippe vont reconduire Aude, qui s'en va au Japon à l'aéroport. C'est aussi le soir ou j'ai découvert quelques petites choses sur les chargeurs de batterie Nikon... Ceux qui sont vendus en amérique ne fonctionne que sur le 120v ! Je suis donc incapable de charger ma pile d'appareil et les chargeurs coûtent 70 euros ! Quel vol ! Je vais essayer de me faire remplacer celui que j'ai par un modèle européen... c'est la première fois que je vois ça depuis des années... tout ce que j'ai acheté depuis 1995 est 120-240... Anyway, j'envois un courriel au centre Nikon de Paris et j'en profite pour me coucher très tôt.
Mantes-la-Jolie
J'ai passé la journée à déambuler dans les rues d'une petite ville qui se nomme Mantes-la-Jolie à environ 45 minutes à l'ouest de Meulan. C'est une jolie petite ville sans grand attrait touristique mais il y a une superbe promenade en bord de Seine. On y cotoie pêcheurs, vélos, promeneurs. C'est aussi une ville calme ou j'ai pu marcher au fil des rues et voir l'architecture relativement nouvelle des maison françaises. Toits en tuiles, murs à l'aspect crépis mais je suis pas mal certain que ce n'est pas ça et lucarnes dans les toits de presque toutes les maisons. Il faut aussi remarquer les volets fermant complètement les fenêtres à la lumière et probablement à la chaleur... un pensez-y bien pour ma prochaine maison !
Au retour, après j'ai pris un peu de repos dans le jardin. Quelle joie de pouvoir s'asseoir dans une chaise longue dans un jardin, à l'ombre sans être importuné par les bibittes. Je déménagerais en France juste pour ça !
Encore un souper sympa qui se termine tard... J'avais apporté un cadeau à Philippe et Catherine que je leur ai remis ce soir-là: "L'histoire du Québec en photo"... Il sont tellement férus d'histoire française, je me suis dis que çe serait une belle continuation...
Arrivée en France
Bon ben, désolé pour le retard dans le blog, les deux dernières semaines ont étés un peu particulières. J'avais de la difficulté à me trouver des endroits avec des ordinateurs pour faire mes entrées de blog et quand il y en avait un à proximité, j'avais de la difficulté à trouver du temps. On est le 5 juillet aujourd'hui et je vais essayer de rattraper le temps perdu... tant que je peux.
Donc, Je suis bien arrivé en France après un vol sans aucun problème le 16 juin comme prévus, La sortie de l'aéroport a été facile. Au sortir de l'avion, j'ai récupéré mes bagages. Il a ensuite fallu que je me rendre dans la bonne section de l'aéroport pour attraper le RER qui m'a emmené à Paris. Un train qui mène de l'aéroport au centre-ville... j'imagine qu'on y a pensé pour Montréal mais c'était trop logique et trop facile...
Donc, prendre le train de l'aéroport pour traverser la ville et me rendre à Meulan a été un jeu d'enfant... Je suis allé manger une bouchée dans un petit café-bar à coté de la gare de Meulan qui était tenu par un Algérien qui a séjourné à Montréal et dont une partie de la famille y vit. On a pu discuter de sa perception de Montréal et de son désir de s'y établir un jour...
Catherine m'a trouvé sain et sauf assis à l'ombre de la gare de Meulan. La soirée a été très enjouée; Tout le monde étaient bien. Sébastien et Aude (deux de leurs enfants) étaient là. C'était vraiment un plaisir de revoir tout le monde. Ça a été une soirée bien arrosée aussi; j'ai été reçu au champagne et avec une panoplie de petites attentions.
vendredi 12 juin 2009
Esclave ou prisonniers ?
Je me suis longtemps demandé si j'étais esclave ou prisonniers... Je penses que je suis les deux :)
Intimement lié aux états d'esclave et de prisonnier est le concept de liberté. Pour être libre, je dois comprendre ce qui me retiens prisonnier et de quoi (ou qui) je suis l'esclave. Je suis conscient maintenant que pour être heureux, il faut être libre. À mon avis, l'un ne vas pas sans l'autre. Ce qu'on oublie parfois c'est que nous sommes à la fois le maître et l'esclave, le gardien et le prisonnier.
Dans les dernières années j'ai cherché à comprendre ce qui m'emprisonne et pour y arriver, je me suis mis à me poser deux questions:
1) Est-ce que ça me rendra plus heureux ? (je me pose cette question quand je suis sur le point d'acheter ou de faire quelque chose qui ne me sert pas à rester en vie.)
Je vais littéralement jusqu'à ce point... Dès que ce n'est pas une question de vie ou de mort, je me la pose. Ça m'oblige à faire la différence entre ce dont j'ai besoin et ce que je veux. J'ai longtemps oublié la différence entre les deux mais elle est fondamentale pour donner un sens à ma vie. Ce dont j'ai besoin, je vais mourrir si je ne l'ai pas, ce que je veux, c'est tout le reste. Faites la liste, vous verrez qu'il n'y a pas grand chose dans la première catégorie ! Je m'habitue à me dire que tout ce qui est dans la deuxième catégorie je peux m'en passer. Je m'oblige à faire un choix conscient lorsque je fais une action ou que j'achète quelque chose appartenant à la 2e catégorie, je m'oblige à comprendre les motivations soutenant l'action ou l'achat.
Un exemple:
Dans les derniers jours, j'ai acheté de la nourriture, des friandises (tout ce qui n'est pas santé et dans les 4 groupes alimentaires: Gâteau, bonbons, etc) et une caméra numérique.
Clairement, la nourriture tombe dans la première catégorie: ce que j'ai besoin.
Les friandises sont clairement dans la 2e catégorie et je les ai acheté par habitude et parce que je pense qu'elle me rendront plus heureux... ce qui n'est pas vrai; j'y reviendrai.
La caméra elle aussi tombe dans la 2e catégorie mais il y a une différence... On a tous des talents qu'on souhaite développer, moi c'est la photographie... même si la caméra n'est pas nécessaire à ma vie, elle a tout de même un impact positif sur moi, elle me permet de m'exprimer, de faire voir, à travers mes photographies, ma vision du monde. C'est un moyen d'expression. Alors que les friandises sont complètement inutiles, la caméra elle joue un rôle non pas important mais du moin positif dans ma vie. Voilà pourquoi je m'oblige à me demander mes motivations quand je fais quelque chose: Pour enlever l'aspect "habitude" de la l'action et bien comprendre l'impact sur ma liberté et mon bonheur.
2) Est-ce que je suis en train de jouer dans ce qui me retiens prisonnier ou esclave ?
Je me pose cette question quand mes actions ou les achats se trouvent dans la deuxième catégorie. Les friandises, clairement me retiennent prisonnier dans mes illusions. Elles n'apportent rien de positif à ma vie sauf l'illusion d'un moment de satisfaction parce que, dans le fond, ce n'est pas la friandise qui me donne la satisfaction, je suis programmé pour penser que j'e suis satisfait... j'ai "l'habitude" d'être satisfait avec... Comment je fais pour le savoir ? Eh bien, la satisfaction décroit avec l'usage... il me faut de plus en plus de friandises, de plus en plus souvent pour être satisfait. J'ai une accoutumance aux friandises qui fait qu'il m'en faut toujours plus. Vous comprenez que j'utilise les friandises comme catégorie générale... ça pourrais être les vêtements, les bibelots, les voitures, les maisons, les gadgets, etc... ou tout cela à la fois.
Mais qu'es-ce qui me retiens prisonnier ?
La toute première chose qui me retiens prisonnier, c'est le fait que pour me libérer, je dois accepter que mes actions précédentes étaient basée sur des habitudes et une vision illusoire de la réalité. Ça c'est difficile parce qu'il faut accepter que j'ai eu tort de poser ces actions dans le passé. La raison principale, c'est que je n'aime pas avoir tort ! La deuxième c'est que j'ai peur de la réaction des autres face au changement dans mes comportements. La première raison est liée à mon égo mais au fond, elle est liée à une peur que mon équilibre, basé sur une certaine cohérence interne ne s'effondre quand je change ma façon d'être, de penser, d'agir, mais c'est faux, nous sommes beaucoup plus adaptables que ça. La deuxième est basée sur un faux sentiment que nous devons satisfaire les attentes des autres et c'est aussi faux.
Tout ça pour dire qu'il y a plusieurs choses; et j'en découvre de nouvelles chaque jour qui font que je suis un prisonnier de moi-même. J'adore me trouver des raisons pour m'emprisonner, me limiter et la raison principale est la peur !
Cette peur est vraiment insidieuse puisqu'elle n'apparaît pas toujours sous la forme qu'on lui connaît le mieux (le soubresaut, le cri, le ventre qui se contracte, les tremblements, la tension, l'adrénaline qui monte) Oh non, la peur à bien des visages...
La première peur que j'éprouve régulièrement est la peur de changer mes habitudes et mes comportements pour les raisons exprimées plus haut. Le voyage que j'entreprends est un effort pour m'obliger à me sortir de ma zone de confort, briser mes habitudes.
La deuxième est la peur de ne rien avoir à faire ou plutôt la peur de me retrouver seul avec moi-même. Pour vaicre ma peur, les options sont multiples: Télévision, radio, magasinage, naviguer sur Internet, cinéma, resto, écrire un blog, faire le ménage et je pourrais en ajouter pleins d'autre. Je me suis posé la question souvent cette année pour découvrir pourquoi j'ai si peur de me retrouver à rien faire; Être assis, sans livre, sans Ipod, sans TV, sans rien faire du tout; même sans penser. Je me suis apperçu que c'était seulement une habitude. Je suis "habitué" à toujours avoir quelque chose à faire, un objectif à atteindre, une tâche à accomplir.
Je vous entends déjà me dire : "Mais pourquoi voudrais-tu faire ça ?" Eh bien pour répondre à ma première question. Est-ce que ça me rend plus heureux... Si je recherche toujours à faire quelque chose, c'est qu'il y a quelque chose de fondamentalement insatisfaisant dans le fait de "ne rien faire", mais est-ce vrai ? Voici ce que je pense: Je l'ai déjà dit, je crois que la satisfaction diminue avec l'usage. Plus je fais quelque chose souvent, plus ça deviens ordinaire et moins je suis satisfait et surtout, plus je commence à le faire par habitude. Si j'avais été habitué à être heureux seulement assis à ne rien faire, tout le reste serait un plus, une gâterie, un moment merveilleux dans ma vie mais j'ai été habitué à passer ma vie à chercher dans mes actions et mes activités la satisfaction; je suis devenu un esclave de l'action. Je ne peux plus m'en passer; À chaque instant, il faut que je fasse quelque chose.
J'aimerais bien revenir à quelque chose de plus simple et je sais que c'est possible. Voici le sens de la phrase que j'ai utilisé il y a quelques jours : "Ce n'est que quand la seule chose qui ne changera pas, que tout ce qui restera de moi ne sera qu'un souffle léger entrant et sortant, que je serai revenu à l'essentiel." Quand je serai capable d'être satisfait d'être simplement assis en respirant calmement et que tout le reste sera un bonus, je pense que je serai heureux. Je sais qu'il me reste beaucoup de chemin à faire mais c'est la route qui est importante, pas la destination. Pour l'instant, je vais passer beaucoup de temps seul sur la route de compostelle, à respirer, à marcher... c'est une première étape.
A+
jeudi 11 juin 2009
Compostelle... c'est quoi ?
J'ai eu quelques questions dernièrement sur le pèlerinage de Compostelle... je me suis dit qu'il faudrait peut-être que j'explique c'est quoi.
Un peu d'histoire...
Vers l'an 800, le tombeau de Jacques le Majeur est découvert. Cet apôtre se serait rendu en Espagne au 1er siècle pour y "prêché la bonne nouvelle". Dès que le mot se passe, les pèlerins commencent à se rendre au tombeau de St-Jacques. Au 11e siècle, donc au moyen-âge, les pèlerins suivent les routes commerciales de l'époque. Ce n'est que bien plus tard que des lieux de rassemblement se constituent et qu'au fil des siècles et de la reconnaissance de ces lieux de rassemblement qu'une coordination des routes principales de pèlerin s'est faite. Il existe de nombreux "chemins" qui arpentent l'Europe avec des points de rassemblements aussi loin que la Belgique, l'Angleterre, l'Italie et l'Allemagne. En france, on dénombre 4 chemins principaux:
- La Via Podiensis, (1530 km), qui tire son nom du Puy-en-Velay.
- La Via Lemovicensis, qui passe par Limoges.
- La Via Turonensis, (1460 km), qui passe par Tours dont le lieu de rassemblement était l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie à Paris (l’actuelle Tour Saint-Jacques) d’où les pèlerins quittaient Paris par les rues Saint-Jacques, du Faubourg Saint-Jacques et de la Tombe Issoire.
- La Via Tolosane, qui passe par Toulouse, d’où son nom ; mais elle s’est aussi appelée Via Arletanensis, du lieu de rassemblement des pèlerins, Arles.
Tous ces chemins se rassemblent en un point pour joindre la route principale de compostelle en Espagne : Le camino Frances.
Voici une carte simplifiée des chemins existant à l'heure actuelle:

Pour vous permettre de tout mettre ça bout à bout, voici un lien vers Google Maps présentant les grandes étapes de l'itinéraire complet.
Les raisons de faire la marche vers compostelle, peu importe le point de départ sont diverses. D'un point de vue religieux, un pèlerinage est toujours in voyage vers un lieu sacré, spécifiquement, pour les religions chrétiennes, vers un lieu ayant une signification particulière comme par exemple, Rome, siège de la chrétienté en Europe ou Jérusalem, lieu de naissance de la religion. Il existe aussi des pèlerinages vers des lieux où sont gardés des reliques de saints. Les reliques sont des bouts de corps ayant appartenus à un saint et démontrant souvent des caractéristiques particulières (non putrécibles, sang se liquéfiant régulièrement etc).
Le pèlerinage comporte aussi un sens plus spirituel au moment ou il devient un voyage initiatique ou le chemin est plus important que la destination. On espère y faire des rencontres, des échanges à haute teneur spirituelle.
Il faut aussi dire que depuis plusieurs années, les chemins sont arpentés par des marcheurs, visiteurs et touristes à cause de leur grande importance historique, des cathédrales, monastères et lieux historiques important qui les jalonnent ainsi que pour l'architecture. Finalement, il est certain que l'attrait d'un chemin balisé permettant de voir certaines régions de France et d'Espagne en toute sécurité n'est pas à négliger.
Vous aurez tous deviné les raisons qui me poussent à enclencher ce pèlerinage ... quelques-unes des entrées précédentes et beaucoup des suivantes vous permettront de me suivre dans mon cheminement. Vous pouvez y ajouter mon intérêt pour rencontrer des gens qui sont à la recherche de sens et qui auront envie de partager leur expérience. Ce sera l'occasion de les rencontrer et je l'espère, d'avoir avec eux de belles discussions.
A+
mercredi 10 juin 2009
Tout est prêt !
Bien à l'heure actuelle, je suis officiellement prêt. Tout est fait, la compagnie aérienne pourrait me demander de me présenter à l'aéroport dans 2 heures, j'y serais.
Ça a été deux semaines avec beaucoup de couraillage, de paperasse et de téléphones mais de façon générale, tout s'est bien déroulé. Faut dire que j'avais un peu d'expériencee avec mon voyage d'il y a 2 ans.
La seule chose qu'il me reste à faire c'est de voir la famille et les amis une dernière fois. L'excitation est là par contre ! Il me reste 5 jours et le temps ne peut passer assez vite. J'ai vraiment hâte de partir à l'aventure encore. J'ai eu quelques peurs ces derniers jours... mon pied continue de guérir lentement mais j'ai encore peur qu'il ne guérisse pas assez vite... On verra bien. J'ai aussi attrapé une petite grippe qui traîne dans mes poumons depuis vendredi. J'ai peu de symptômes mais je suis un peu paranoïaque :) À chaque toussotement, je m'imagine avoir une pneumonie et devoir canceller mon voyage. Chaque fois, je suis obligé de me rappeler qu'une grippe, ça se soigne aussi bien en France qu'ici ! (Mise à jour le 11, la grippe est pas mal passée)
Ça m'a emmené à me poser la question suivante... Jusqu'où faut-il aller avant de baisser les bras ? Les gens qui repoussent leurs limites, comment savent-ils où s'arrêter ? Disons que mon pied ne guérissait pas ? Est-ce que je devrais partir quand même et espérer le mieux ? Bien sûr que oui. Une fois rendu là-bas, le matin du départ pour Compostelle, s'il n'est toujours pas guérit, est-ce que je devrais partir quand même ? Probablement que je prendrais un jour ou deux pour voir l'évolution. Mais ensuite ? Pendant le pèlerinage, quel degré de douleur ou de blessure doit-on endurer avant de dire : "C'est assez" ?
J'ai lu sur Internet dans les dernières semaines pleins de témoignages de personnes qui ont entrepris Compostelle et qui ont développé des problèmes de santé, certains relativement mineurs, d'autres beaucoup plus graves. Beaucoup de gens dans les deux camps ont abandonné. Quelle sera ma limite ? Quel est le sens de la souffrance dans ce genre de périple ? Est-elle nécessaire ? Je suis certain que je ne serai pas mieux que tous ces gens dont les pieds, les hanches, les genoux, les dos n'en pouvaient plus. Quel choix je ferai quand ça arrivera ? Quels seront les variables, les éléments qui me permettront de décider de la route à suivre ? Est-ce que je vais décider de continuer ou d'arrêter ? Vais-je faire un choix mitoyen ? Continuer à dos de mulet ;)
J'imagine que tout dépendra de la compréhension que j'aurai de mes objectifs mais surtout des questions que je me poserai à ce moment-là. J'ai toujours dit que les choix que l'on fait dépendent toujours des questions qu'on se pose. La différence entre sauver tout le monde et sauver ceux qu'on peut lorsqu'un bateau coule dépend de la perspective qu'on a quand on évalue la situation. Il reste tout de même des cas où on se dit ensuite que sauver tout le mondé était impossible. Était-ce bien vrai ? Cette possibilité aurait-elle été envisageable si notre perspective et les questions posées à ce moment avaient étés différentes ? Quelle perspective j'aurai quand ce sera difficile ? Quelle choix que vais faire ?
Pleins de belles questions qui nous ramènent à notre perspective pendant le processus de prise de décision. J'ai bien hâte de voir comment je vais réagir quand la douleur fera partie de l'expérience...
Pour l'instant, une chose est certaine: Ce ne sont mes peurs qui parlent. Probablement dû au stress du départ, aux questionnements de dernières minutes, aux derniers préparatifs. Je n'ai aucun moyen de savoir ce qui se passera bien ou ce qui se passera mal. C'est dans ces moments que de se recentrer sur le présent et y rester est important. Dans le présent, il n'y a pas de peur, pas de craintes. Dans le présent, il n'y a que les choix que l'on fait qui détermine le pas suivant, la parole suivante, l'action et la conséquence suivante. Dans le présent, il n'y a que le souffle, pas de potentialité, pas de souvenirs.
Ouf, un autre déboire philosophique... je vous avais averti que mon blogue prendrais une nouvelle tournure cette fois-ci !
Il fait beau dehors, une belle occasion d'aller prendre l'air se présente !
A+
mardi 9 juin 2009
La quête...
J'ai décidé pendant les derniers jours de modifier un peu mon blogue pour y inclure mes pensées et mes opinions sur certains sujets. Je ne prétends pas être un spécialiste en quoi que ce soit mais plusieurs évènements des dernières années ont provoqués des questionnements et des choix qui, je dois l'avouer, auraient dûs être pris avant par contre, je me répète souvent qu'on arrive où on arrive quand on y arrive et que c'est bien comme ça.
Pour résumer mon cheminement des dernières années, je dirais que je suis passé en mode "Quête". Je suis officiellement en quête spirituelle. Et tout de suite, je suis obligé de dire que écrit comme ça, c'est du n'importe quoi. Il faut que j'explique. Il faut d'abord expliquer comment on en arrive à effectuer une quête spirituelle. Dans mon cas, c'est mon passage de déception en déception. J'ai longtemps cru que le bonheur viendrais de mes possessions matérielles mais ça n'a pas été le cas. J'ai aussi cru que le bonheur viendrais de mon cheminement professionnel et ça n'a pas non plus été le cas. J'ai aussi pensé que le bonheur viendrais de pleins d'autres endroits et ça n'a pas été le cas.
Je penses maintenant avoir fait le tour de tout ce que j'appelle "les béquilles du bonheur" et j'en arrive à la quête spirituelle...
La première étape est la déception. Je suis déçu. La déception est accompagnée de colère et de frustration. Je n'étais pas trop certain de ce qui causait cette colère, ni de quoi au juste j'étais déçu, c'est simplement comme ça au début. Avant d'avoir l'idée de chercher mon bonheur à l'intérieur, il a fallu d'abord que je tente de le trouver à l'extérieur. J'ai tenté de combler la déception avec pleins de choses. J'ai fais pleins d'expériences visant à remplir ma vie avec le travail, les party, les amis, la tv, l'Internet, les activités diverses et pour certaines périodes, ça a comblé le trou de la déception et je pensais que j'étais heureux.
La deuxième étape pour moi a été d'essayer de changer le monde autour de moi. Comme je suis encore en colère et frustré ça ne marche pas. Et même si je ne l'étais plus, ça ne marcherais pas plus. J'ai compris dernièrement que je ne peux pas changer le monde, peu importe mon degré de compréhension des problèmes qui y sont présents, je ne peux que me changer moi-même. Et c'est là que la quête spirituelle commence. Elle ne peut pas commencer avant parce qu'elle requiert une expérience personnelle et surtout une compréhension personnelle du fait que rien au dehors ne peut nous rendre heureux. Tant que je n'ai pas pris conscience de ma déception par rapport au monde qui m'entoure qui n'est jamais assez bon ou assez bien pour moi et que je n'ai pas essayé par des moyens différents de le rendre plus satisfaisant, je ne peux pas aller plus loin. Voici où j'en suis; il ne me reste qu'à changer ma perception du monde pour me cesser d'être insatisfait à son égard.
Pour ça, je vais tenter une expérience.
Tout d'abord, et ça fait déjà quelques années, je provoque le changement dans ma vie. Je change d'emploi, de logement, de lieu de résidence régulièrement. Je choisis le dépouillement ou ce qu'on appelle la "simplicité volontaire". Je ne conserve que ce qui est essentiel et évidemment quelques souvenirs et quelques objets d'art qui m'inspirent.
Tout ça sera poussée à l'extrême dans le voyage que j'entreprend. Tout va changer rapidement, de jour en jour. J'espère que lorsque je ne serai plus entouré de ce qui habituellement me sert de béquille, que dans le changement constant et le dépouillement je serai plus facilement en contact avec la véritable source de bonheur dans ma vie.
Ensuite, je vais méditer chaque jour et tenter, pendant la longue marche qui m'attend, de rester centré sur le moment présent. Sans me lancer dans l'explication des éléments suivants, je ferai aussi l'effort de vivre selon les 8 préceptes du sentier octuple, pierre angulaire de la pratique du bouddhisme soit :
-La compréhension juste
-La pensée juste
-La parole juste
-L'action juste
-Le mode de vie juste
-L'effort juste
-L'attention juste
-La concentration juste
Pour ceux qui seraient intéressés, voici un très court article sur le sujet:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Noble_sentier_octuple
Alors voilà l'expérience que je vais tenter pendant la prochaine année. Je ne suis pas encore certain d'où ça va me mener mais j'ai envie de faire ce choix et sincèrement, je pense qu'il ne peut en sortir que du positif.
A+
mercredi 3 juin 2009
La gang de l'université Laval
J'ai besoin de dire quelques mots sur les gens de l'équipe au sein de laquelle j'ai travaillé à l'Université Laval pendant les 9 derniers mois.
Dire que ça a été des mois pleins d'émotions serait très juste. J'ai rarement eu la chance de travailler au sein d'une équipe aussi bien dirigée et aussi bien aligné sur son objectif. Une équipe de gens dévoués, dynamique et dédiés à la réussite du projet.
Dès mon arrivée, j'ai tout de suite senti que ma présence était désirée. Les gens étaient gentils avec moi, m'ont donné le temps d'arriver, de prendre ma place. Par la suite, ils m'ont donné la chance de les connaître et chaque jour a été plein de belles surprises. Je n'ai pas eu la chance d'établir des liens profonds avec tout le monde, le travail étant ce qu'il est, les occasions de contacts plus personnels sont plutôt rares mais au fil des conversations, des histoires, des évènements, on découvre les gens petit à petit, sans s'en apperçevoir. Ce que j'ai découvert au fil du temps n'a fait qu'augmenter l'opinion que j'ai eu au départ.
Coté travail, il y en avait beaucoup et chacun mettait la main à la pâte selon ses habiletés et ses spères de connaissance. Il y avait un réel travail d'équipe où chacun participait, c'était réel, tangible et surtout très fort. La capacité des gens de mettre de coté leurs divergences d'opinions pour atteindre un but commun était hors de l'ordinaire. J'ai d'ailleurs beaucoup appris à cet égard.
Tout ça ne se faisait pas tout seul; il y avait une direction qui nous attirait, au fil des semaines et des mois, vers nos objectifs communs. Sans une direction humaine, dynamique, positive et orienté sur les objectifs, nous n'aurions jamais pu les atteindre. Je sais qu'il reste encore beaucoup à faire mais je suis confiant que tout sera en place dans les délais.
Mais au-delà du travail, il y avait un sentiment de fraternité très fort. On pouvait le voir aux heures du dîner où tout le monde venait s'asseoir dans la cafétéria pour le lunch et où on discutait de tout et de rien, toujours avec humour et beaucoup beaucoup de rires. Si je devais ressortir une caractéristique de l'équipe entière, c'est qu'elle aimait rire, beaucoup et fort. Sans cet humour il est certain que le projet n'aurait pas été le même.
Tout ça pour dire que mon passage au projet de modernisation a été une des belles et des importantes étapes de ma vie professionnelle. Tout d'abord à cause de la qualité des rencontres et des apprentissages que j'y ai fait mais aussi parce que ces rencontres m'ont redonné foi en la capacité de l'humain de transcender les différences qui nous distinguent pour marcher vers un but. J'ai aussi pu voir la capacité d'accueil, de présence, de compréhension mais aussi de dévouement, de renoncement, d'ajustement et d'adaptation presque sans borne dont on est capable et que c'est nécessaire.
Je termine en remerciant tout le monde de l'accueil, de l'encouragement et du support constant que vous m'avez témoigné, je vais m'ennuyer énormément. Je vous souhaite à tous et chacun beaucoup de succès mais surtout de continuer à être qui vous êtes, c'est là la réelle richesse que j'ai découvert.
à bientôt.
