-21 août-
Pourtant, tout avait bien commencé... Réveil tôt après une nuit pas mal bien... il faisait pas trop chaud et il y avait beaucoup d'air. Le petit déjeuner était simple mais bon... Et tout s'est écroulé par la suite...
Je suis partis pou la médina (vieille ville) et là, le choc culturel m'a frappé... Je me rappelle avoir vécu la même chose il y a plusieurs années en Bolivie mais les détails étaient flous... ce matin, c'était très clair. Plus je m'enfonçais dans les rues de la ville, plus le coeur me levait. J'aimerais bien réussir à trouver un charme exotique à l'endroit, de voir une qualité architecturale typique et réussir à profiter au maximum des sensations de l'endroit mais sincèrement, je n'y arrive pas.
Ça pue, c'est sale, il y a des déchets partout et les édifices, sauf les quelques édifices "touristiques" tombent en ruine. Sincèrement, le coeur me lève. Et sincèrement, je sais que le problème, c'est moi. C'est le chaos ici et dans ma tête et mes sens ! Je sais vraiment pas quoi faire avec tout ça, je suis assailli de toute part par la pollution, les odeurs, la saleté. Le point culminant de cette matinée, le moment où tout à basculé et où j'ai finalement compris... (eh oui, il est seulement midi quand j'écris ça... mais j'ai besoin d'écrire) c'est quand un garçon avec un visage dur comme le roc, sur sa bicyclette m'a dit: "Donne moi l'argent". Il ne s'est même pas arrêté... mais ça m'a percuté comme un coup de poing. Pire encore que la pauvreté, la saleté, les odeurs... La signification de ce commentaire-là était pire que tout. Tout ce qu'il fallait c'était oublier un "de" dans la phrase pour qu'elle prenne le sens qu'elle a eu. Ce n'était pas de l'argent qu'il voulait, c'est tout ce qui vient avec, tout ce qu'elle permet, tout ce qu'elle enlève, tout ce qu'elle résout. L'argent, ce n'est pas un objet servant à faire des échanges et à donner une valeur aux objets, c'est devenu un espèce de Dieu, une entité qui peut tout faire. On est revenu au veau d'or et on ne s'en apperçois même pas.
Depuis ce matin, c'est le chaos dans ma tête. Je veux littéralement me sauver d'ici. Je veux repartir, retourner en Europe. Je suis mal à l'aise, je ne me sens pas à ma place, je me sens comme quelqu'un dans un zoo... Je déteste cette image. Je déteste cet endroit et je déteste les gens qui y vivent parce qu'ils me rappellent qu'en 3000 ans d'histoire, rien n'a changé, rien du tout.
Je suis écoeuré et frusté et finalement, j'ai compris. Tout ceci, est dû au chaos qui règne dans chacun de nos esprits, mien y compris. Je ne peux faire autrement que de me rappeler cette phrase tiré de "L'homme qui plantait des arbres": Tout ceci est dû aux "vertus qui se combattent entre elles, aux vices qui se combattent entre eux et pour la mêlée générale des vices et des vertus, qui sans repos s'affrontent".
Je ressens ce combat dans mon esprit, il est l'image exacte du chaos que je vois autour de moi. Je n'arrive pas vraiment à controler les élans conflictuels qui se passent en moi en ce moment... c'est trop difficile.
Je suis perdu et je ne sais plus quoi faire en ce moment... Je panique vraiment...
Messages V.S. Commentaires...
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Le moyen le plus facile de correspondre avec moi est de m'envoyer des courriels à noroit@gmail.com
À plus tard :)
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2- Les liens à gauche, plus bas sous Photos de Noroît.
À plus tard :)
vendredi 21 août 2009
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1 commentaire:
WOW mon chéri tu as vraiment frappé un méchant mur! Je comprends ce que tu ressens, mais si tu réussi à faire des contacts vrais avec les gens de là-bas, le fait que tu sois blanc et canadiens disparait tout comme le spectre de cet argent qui teinte toutes les relations...
Je t'aime
Marise
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