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À plus tard :)

jeudi 9 juillet 2009

Redon

-9 juillet-

Je continue vers le sud... mais en train. Me voici à Redon ou je loge dans un ancien abbaye converti en école. C'est vraiment superbe. C'est une journée très tranquille. Je suis superbement guidé par les jeunes filles de l'office du tourisme de Redon qui m'indiquent les endroits les plus intéressants de la ville que je visite à l'aide d'un audioguide. C'est une ville portuaire qui lie le centre des terres avec l'océan. Je visite pendant deux bonnes heures, surprenant pour une si petite ville. Je me repose aussi beaucoup et continue la réflexion sur les raisons de ma présence ici. De plus en plus, il est clair que je ne vois plus beaucoup de sens à ce que je fais. Ce qui semblait être une bonne idée au début me semble maintenant dénudé de sens. La réflexion peut se faire n'importe où, dans les conditions que je choisirai. Par contre, elle ne peut se faire dans la souffrance même. Je continue de croire que le changement permanent de lieu, de conditions de vie et d'environnement m'oblige à me recentrer sur l'essentiel et le réajustement constant aux nouvelles conditions, à pousser la réflexion sur mes choix et l'interrelation avec l'inpermanence et le changement. Par contre, je doute du besoin de repousser mes limites physiques et surtout de l'obligation d'endurer le niveau de douleur associé avec la marche. Je suis OK pour environ deux heures par jour, par la suite, la douleur augmente d'heure en heure au point ou après environ 12km, j'arrive à peine à penser à autre chose qu'au prochain arrêt ou au moment ou je pourrai déposer mon sac. Définitivement, ce n'était pas mon objectif en débutant ce pèlerinage. Je vais poursuivre la réflexion sur le sujet mais pour l'instant, mes pieds n'en peuvent plus et je dois arrêter, ça c'est certain.
Au gîte, je me repose bien, me fais à souper et prend le temps de méditer sur les derniers jours... Je prends aussi un peu de temps pour faire de la photographie en ville.

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