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À plus tard :)

mercredi 10 juin 2009

Tout est prêt !

-10 juin-

Bien à l'heure actuelle, je suis officiellement prêt. Tout est fait, la compagnie aérienne pourrait me demander de me présenter à l'aéroport dans 2 heures, j'y serais.

Ça a été deux semaines avec beaucoup de couraillage, de paperasse et de téléphones mais de façon générale, tout s'est bien déroulé. Faut dire que j'avais un peu d'expériencee avec mon voyage d'il y a 2 ans.

La seule chose qu'il me reste à faire c'est de voir la famille et les amis une dernière fois. L'excitation est là par contre ! Il me reste 5 jours et le temps ne peut passer assez vite. J'ai vraiment hâte de partir à l'aventure encore. J'ai eu quelques peurs ces derniers jours... mon pied continue de guérir lentement mais j'ai encore peur qu'il ne guérisse pas assez vite... On verra bien. J'ai aussi attrapé une petite grippe qui traîne dans mes poumons depuis vendredi. J'ai peu de symptômes mais je suis un peu paranoïaque :) À chaque toussotement, je m'imagine avoir une pneumonie et devoir canceller mon voyage. Chaque fois, je suis obligé de me rappeler qu'une grippe, ça se soigne aussi bien en France qu'ici ! (Mise à jour le 11, la grippe est pas mal passée)

Ça m'a emmené à me poser la question suivante... Jusqu'où faut-il aller avant de baisser les bras ? Les gens qui repoussent leurs limites, comment savent-ils où s'arrêter ? Disons que mon pied ne guérissait pas ? Est-ce que je devrais partir quand même et espérer le mieux ? Bien sûr que oui. Une fois rendu là-bas, le matin du départ pour Compostelle, s'il n'est toujours pas guérit, est-ce que je devrais partir quand même ? Probablement que je prendrais un jour ou deux pour voir l'évolution. Mais ensuite ? Pendant le pèlerinage, quel degré de douleur ou de blessure doit-on endurer avant de dire : "C'est assez" ?

J'ai lu sur Internet dans les dernières semaines pleins de témoignages de personnes qui ont entrepris Compostelle et qui ont développé des problèmes de santé, certains relativement mineurs, d'autres beaucoup plus graves. Beaucoup de gens dans les deux camps ont abandonné. Quelle sera ma limite ? Quel est le sens de la souffrance dans ce genre de périple ? Est-elle nécessaire ? Je suis certain que je ne serai pas mieux que tous ces gens dont les pieds, les hanches, les genoux, les dos n'en pouvaient plus. Quel choix je ferai quand ça arrivera ? Quels seront les variables, les éléments qui me permettront de décider de la route à suivre ? Est-ce que je vais décider de continuer ou d'arrêter ? Vais-je faire un choix mitoyen ? Continuer à dos de mulet ;)

J'imagine que tout dépendra de la compréhension que j'aurai de mes objectifs mais surtout des questions que je me poserai à ce moment-là. J'ai toujours dit que les choix que l'on fait dépendent toujours des questions qu'on se pose. La différence entre sauver tout le monde et sauver ceux qu'on peut lorsqu'un bateau coule dépend de la perspective qu'on a quand on évalue la situation. Il reste tout de même des cas où on se dit ensuite que sauver tout le mondé était impossible. Était-ce bien vrai ? Cette possibilité aurait-elle été envisageable si notre perspective et les questions posées à ce moment avaient étés différentes ? Quelle perspective j'aurai quand ce sera difficile ? Quelle choix que vais faire ?

Pleins de belles questions qui nous ramènent à notre perspective pendant le processus de prise de décision. J'ai bien hâte de voir comment je vais réagir quand la douleur fera partie de l'expérience...

Pour l'instant, une chose est certaine: Ce ne sont mes peurs qui parlent. Probablement dû au stress du départ, aux questionnements de dernières minutes, aux derniers préparatifs. Je n'ai aucun moyen de savoir ce qui se passera bien ou ce qui se passera mal. C'est dans ces moments que de se recentrer sur le présent et y rester est important. Dans le présent, il n'y a pas de peur, pas de craintes. Dans le présent, il n'y a que les choix que l'on fait qui détermine le pas suivant, la parole suivante, l'action et la conséquence suivante. Dans le présent, il n'y a que le souffle, pas de potentialité, pas de souvenirs.
Ouf, un autre déboire philosophique... je vous avais averti que mon blogue prendrais une nouvelle tournure cette fois-ci !
Il fait beau dehors, une belle occasion d'aller prendre l'air se présente !
A+

2 commentaires:

Philippe Côté a dit…

Stéphane voyons donc! Ce ne sont pas quelques ti-bobos qui vont t'arrêter! De toute façon puisque tu t'es mis au boudhisme tu peux toujours léviter. :)

Et imagine si tu étais pris à faire Compostelle avec Marcel Leboeuf! Ça c'est bien pire!! :))

Finalement il te restera toujours une solution de rechange dans les cas extrêmes puisque tu es abonné à Communauto, non? ;)

Phil

Anonyme a dit…

Mon cher frère,
Pourquoi tes peurs semblent plus importantes que lors de ta 1ere expérience? et en plus du devait trainer ta bicyclette et tes pneus de secours....
Je crois que ca va être une expérience incroyable tu vas rencontrer des gens supers qui eux-mêmes font cette marche en quête d'intériorité, de réponses, de dépassement de soi et peut-etre rien non plus et so what!

Profites-en bien et tu trouveras bien quelqu'un en chemin qui saura t'aider à soigner tes ampoules et autres petits bobos. Fais toi confiance.... Grosses bises
Hélène