-12 juin 2009-
Je me suis longtemps demandé si j'étais esclave ou prisonniers... Je penses que je suis les deux :)
Intimement lié aux états d'esclave et de prisonnier est le concept de liberté. Pour être libre, je dois comprendre ce qui me retiens prisonnier et de quoi (ou qui) je suis l'esclave. Je suis conscient maintenant que pour être heureux, il faut être libre. À mon avis, l'un ne vas pas sans l'autre. Ce qu'on oublie parfois c'est que nous sommes à la fois le maître et l'esclave, le gardien et le prisonnier.
Dans les dernières années j'ai cherché à comprendre ce qui m'emprisonne et pour y arriver, je me suis mis à me poser deux questions:
1) Est-ce que ça me rendra plus heureux ? (je me pose cette question quand je suis sur le point d'acheter ou de faire quelque chose qui ne me sert pas à rester en vie.)
Je vais littéralement jusqu'à ce point... Dès que ce n'est pas une question de vie ou de mort, je me la pose. Ça m'oblige à faire la différence entre ce dont j'ai besoin et ce que je veux. J'ai longtemps oublié la différence entre les deux mais elle est fondamentale pour donner un sens à ma vie. Ce dont j'ai besoin, je vais mourrir si je ne l'ai pas, ce que je veux, c'est tout le reste. Faites la liste, vous verrez qu'il n'y a pas grand chose dans la première catégorie ! Je m'habitue à me dire que tout ce qui est dans la deuxième catégorie je peux m'en passer. Je m'oblige à faire un choix conscient lorsque je fais une action ou que j'achète quelque chose appartenant à la 2e catégorie, je m'oblige à comprendre les motivations soutenant l'action ou l'achat.
Un exemple:
Dans les derniers jours, j'ai acheté de la nourriture, des friandises (tout ce qui n'est pas santé et dans les 4 groupes alimentaires: Gâteau, bonbons, etc) et une caméra numérique.
Clairement, la nourriture tombe dans la première catégorie: ce que j'ai besoin.
Les friandises sont clairement dans la 2e catégorie et je les ai acheté par habitude et parce que je pense qu'elle me rendront plus heureux... ce qui n'est pas vrai; j'y reviendrai.
La caméra elle aussi tombe dans la 2e catégorie mais il y a une différence... On a tous des talents qu'on souhaite développer, moi c'est la photographie... même si la caméra n'est pas nécessaire à ma vie, elle a tout de même un impact positif sur moi, elle me permet de m'exprimer, de faire voir, à travers mes photographies, ma vision du monde. C'est un moyen d'expression. Alors que les friandises sont complètement inutiles, la caméra elle joue un rôle non pas important mais du moin positif dans ma vie. Voilà pourquoi je m'oblige à me demander mes motivations quand je fais quelque chose: Pour enlever l'aspect "habitude" de la l'action et bien comprendre l'impact sur ma liberté et mon bonheur.
2) Est-ce que je suis en train de jouer dans ce qui me retiens prisonnier ou esclave ?
Je me pose cette question quand mes actions ou les achats se trouvent dans la deuxième catégorie. Les friandises, clairement me retiennent prisonnier dans mes illusions. Elles n'apportent rien de positif à ma vie sauf l'illusion d'un moment de satisfaction parce que, dans le fond, ce n'est pas la friandise qui me donne la satisfaction, je suis programmé pour penser que j'e suis satisfait... j'ai "l'habitude" d'être satisfait avec... Comment je fais pour le savoir ? Eh bien, la satisfaction décroit avec l'usage... il me faut de plus en plus de friandises, de plus en plus souvent pour être satisfait. J'ai une accoutumance aux friandises qui fait qu'il m'en faut toujours plus. Vous comprenez que j'utilise les friandises comme catégorie générale... ça pourrais être les vêtements, les bibelots, les voitures, les maisons, les gadgets, etc... ou tout cela à la fois.
Mais qu'es-ce qui me retiens prisonnier ?
La toute première chose qui me retiens prisonnier, c'est le fait que pour me libérer, je dois accepter que mes actions précédentes étaient basée sur des habitudes et une vision illusoire de la réalité. Ça c'est difficile parce qu'il faut accepter que j'ai eu tort de poser ces actions dans le passé. La raison principale, c'est que je n'aime pas avoir tort ! La deuxième c'est que j'ai peur de la réaction des autres face au changement dans mes comportements. La première raison est liée à mon égo mais au fond, elle est liée à une peur que mon équilibre, basé sur une certaine cohérence interne ne s'effondre quand je change ma façon d'être, de penser, d'agir, mais c'est faux, nous sommes beaucoup plus adaptables que ça. La deuxième est basée sur un faux sentiment que nous devons satisfaire les attentes des autres et c'est aussi faux.
Tout ça pour dire qu'il y a plusieurs choses; et j'en découvre de nouvelles chaque jour qui font que je suis un prisonnier de moi-même. J'adore me trouver des raisons pour m'emprisonner, me limiter et la raison principale est la peur !
Cette peur est vraiment insidieuse puisqu'elle n'apparaît pas toujours sous la forme qu'on lui connaît le mieux (le soubresaut, le cri, le ventre qui se contracte, les tremblements, la tension, l'adrénaline qui monte) Oh non, la peur à bien des visages...
La première peur que j'éprouve régulièrement est la peur de changer mes habitudes et mes comportements pour les raisons exprimées plus haut. Le voyage que j'entreprends est un effort pour m'obliger à me sortir de ma zone de confort, briser mes habitudes.
La deuxième est la peur de ne rien avoir à faire ou plutôt la peur de me retrouver seul avec moi-même. Pour vaicre ma peur, les options sont multiples: Télévision, radio, magasinage, naviguer sur Internet, cinéma, resto, écrire un blog, faire le ménage et je pourrais en ajouter pleins d'autre. Je me suis posé la question souvent cette année pour découvrir pourquoi j'ai si peur de me retrouver à rien faire; Être assis, sans livre, sans Ipod, sans TV, sans rien faire du tout; même sans penser. Je me suis apperçu que c'était seulement une habitude. Je suis "habitué" à toujours avoir quelque chose à faire, un objectif à atteindre, une tâche à accomplir.
Je vous entends déjà me dire : "Mais pourquoi voudrais-tu faire ça ?" Eh bien pour répondre à ma première question. Est-ce que ça me rend plus heureux... Si je recherche toujours à faire quelque chose, c'est qu'il y a quelque chose de fondamentalement insatisfaisant dans le fait de "ne rien faire", mais est-ce vrai ? Voici ce que je pense: Je l'ai déjà dit, je crois que la satisfaction diminue avec l'usage. Plus je fais quelque chose souvent, plus ça deviens ordinaire et moins je suis satisfait et surtout, plus je commence à le faire par habitude. Si j'avais été habitué à être heureux seulement assis à ne rien faire, tout le reste serait un plus, une gâterie, un moment merveilleux dans ma vie mais j'ai été habitué à passer ma vie à chercher dans mes actions et mes activités la satisfaction; je suis devenu un esclave de l'action. Je ne peux plus m'en passer; À chaque instant, il faut que je fasse quelque chose.
J'aimerais bien revenir à quelque chose de plus simple et je sais que c'est possible. Voici le sens de la phrase que j'ai utilisé il y a quelques jours : "Ce n'est que quand la seule chose qui ne changera pas, que tout ce qui restera de moi ne sera qu'un souffle léger entrant et sortant, que je serai revenu à l'essentiel." Quand je serai capable d'être satisfait d'être simplement assis en respirant calmement et que tout le reste sera un bonus, je pense que je serai heureux. Je sais qu'il me reste beaucoup de chemin à faire mais c'est la route qui est importante, pas la destination. Pour l'instant, je vais passer beaucoup de temps seul sur la route de compostelle, à respirer, à marcher... c'est une première étape.
A+
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Le moyen le plus facile de correspondre avec moi est de m'envoyer des courriels à noroit@gmail.com
À plus tard :)
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J'ai ajouté de nouvelles photos et vous avez deux choix pour y accéder...
1- Les liens à gauche en haut sous Trajet sur carte.
2- Les liens à gauche, plus bas sous Photos de Noroît.
À plus tard :)
vendredi 12 juin 2009
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3 commentaires:
Tu es ni mon esclave, ni mon prisonnier, mais mon adèle préféré!!! :-))
Prisonnier de tes peurs, tes pensées, tes émotions, tes convictions, tes croyances, tes buts... peut-être! Mais certainement pas de mes fourneaux!
:-))
La quête du bonheur, c'est l'histoire d'une vie. Mais le bonheur, faut-il vraiment le chercher ailleurs que dans notre cœur!
Je te souhaite hardament que tes pieds te mèneront la ou va ta pensée. Gros bisou.
je t'aime!
Ré./xxx
Allo!!!
Primo, merci pour ta visite de vendredi! Que de bons moments... plus on vieilli, et moins j'ai le gout de te frapper, mais plus de te serrer dans mes bras... je dois ramollir!
Secundo, Que de pensées... faudrait en laisser pour les prochains jours SVP, c'est dure pour mon petit cerveau de digérer le tout d'un seul jet!!!
Juste une question que je me pose en te lisant: Dans tout ton cheminement d'aujourd'hui, j'en viens à me demander quel est l'essence d'une vie qui a pour but que de revenir a l'essentiel: respirer? J'y réfléchis, et je crois que y revenir est bien, mais au-delà de ça, il y a quelques chose de beaucoup plus grand... en tout cas j'ose espérer...
Ouille,,, j'ai trop réfléchi,,, ma tête fait bobo...
Beubye!
A*
12 juin..12 juin... On est le 28!! Ca va? bien hâte d'avoir de tes nouvelles!!!
A*
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