Messages V.S. Commentaires...

Juste une petite note pour vous dire que je ne peux répondre aux commentaires que vous faites sur le blogue et qu'il m'est impossible de savoir qui me laisse un message à moins que vous ne m'y indiquiez textuellement qui vous êtes.

Le moyen le plus facile de correspondre avec moi est de m'envoyer des courriels à
noroit@gmail.com

J'ai ajouté de nouvelles photos et vous avez deux choix pour y accéder...
1- Les liens à gauche en haut sous Trajet sur carte.
2- Les liens à gauche, plus bas sous Photos de Noroît.

À plus tard :)

lundi 24 septembre 2007

Gent

-24 septembre-

Journée de repos... levé tard, déjeuner, méditation, dodo (je suis plus fatigué que quand je fais des kilomètres de vélo !)

Je prend le temps d'essayer de me trouver un chandail qui me plaît mais la recherche est infructueuse...

Je reviens à l'auberge et j'y retrouve José qui vient de revenir de sa recontre avec son coordinateur... il n'a pas l'air trop découragé, ça augure bien !

J'ai pris mes courriels pendant le lunch et je dois avouer que j'ai reçu un bien curieux courriel d'un ami... qui trouvait mon blogue stérile... Eh bien oui... ce n'est pas l'aventure tous les jours, même qu'en réalité, y'a ben plus de jours plattes et ordinaires... des jours de solitude, des jours à pédaler, seul dans sa tête, seul sur la route. Y'a beaucoup plus de moments ordinaires que de bons moments et somme toute très peu de vraiment mauvais...

Je suis vraiment en train d'apprendre ce qu'a l'air la vie quand elle s'écoule, seconde après seconde, souvent interminable, souvent presque immobile quand on est dans le moment. Par contre, quand on la regarde par la suite, elle semble s'écouler si rapidement. Le sentiment est difficile à décrire... mais depuis que je n'ai plus d'horaire "régulier" le temps et surtout les moments qui y sont attachés prennent une couleur particulière, comme si ils n'étaint pas que liés entre eux par l'enchaînement des secondes qui les entraîne dans une course folle vers la prochaine minute mais je commence à comprendre comment les actions du moment présent engendrent les moments suivants et surtout comment les choix que l'on fait changent non seulement les quelques moments qui suivent mais la toile complète. Comme si le l'avancée du temps était plus lié à nos actions qu'à quelque grande danse cosmique.

Juste quelques pensées simples comme ça...


Retour au mondain... On lunch chez................... Eh oui, McDonald avec Mattias et ensuite on se sépare pour que moi et José on puisse chercher un logement ensemble. On fait le tour des agences et pendant un bout de temps mais on ne trouve rien... Je commençe moi-même à être découragé. Par contre l'anglais de José s'améliore. Il est plus clair dans ses phrases et je le comprends mieux. Par contre, il semble incapable de me comprendre. Je commence même à me demander si ce n'est pas moi le problème.
Cette journée n'a pas été une peine perdue par contre... je pense avoir compris quelques chose pendant une petite pause au café. On discute et il m'explique que l'humour en Espagne est assez cru (j'en ai d'ailleurs eu l'expérience dans les derniers jours) et à ce moment, j'ai fais un lien entre la peur de ne pas réussir et l'humour. Je ne pense pas qu'on peut complètement séparer l'humour d'un peuple de comment il se voit et de comment il traite les plus faibles et les moins choyés. On le voit bien au Québec avec l'humour parfois décapant qu'on a par rapport à pleins de choses... Serait-il possible que notre humour encadre notre perspectives de nous-même... On se souvient tous de nos années à l'école où les autres élèves se faisaient un plaisir à nous rentrer dedans sur les choses qui nous dérangeaient le plus... grosseurs, boutons, cheveux, activités, couleur, nourriture etc... Combien de ces stygmates porte-on jusqu'à l'âge adulte. Et que dire de l'humour des adultes envers les enfants... est-il encore plus dure à porter... Jusqu'à quel point l'humour que nous croyons innocent l'est-il ?

Pendant une heure, José chercher seul... pendant que moi je vais faire un peu d'Intenet et on se rencontre encore pour un retour bredouille à l'auberge...

Histoire de prendre une pause, on retourne jouer au billard et alors que l'autre jour on étaient pas mal de même calibre, aujourd'hui, je me suis fait planter... pas à peu près !

Sur le chemin du retour, José me dit qu'il se sent assez confortable pour continuer tout seul. Il semble donc que mon voyage se continuera demain.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Je peux comprendre cet ami qui trouve ton blogue stérile. Ca manque d'exotisme. On a l'impression que tu as perdu ton regard emerveillé des premiers commentaires de ton blogue, et qu'on assiste juste à une émission de télé-réalité du style big brother.... Allez remonte sur ton vélo et fais nous réver.

Anonyme a dit…

Stérile ??? Non!!! Méditatif oui! Ton blogue est contemplatif. Tout comme toi! Les jours ou tu décris tes nombreux paysages, rencontres et visites (sans oublié les fameux lunchs!) sont comtemplatifs de l'extérieur... Les journées ou les commentaires se font plus rare, plus aceptisés, je suppose que c'est le travail d'intérieur qui se fait... Je soupconne que tu nous reviendra pas mal plus changé qu'on croit de ton périple!! Continue Steph!!! Tes journées sont inégales et c'est bien ainsi... c'est la vrai vie!!
En passant j'ai adoré ta bulle sur le moment présent... j'pense que je vais l'apprendre par coeur!

Vis Steph! Avec tes hauts et tes bas!...Grosse Bise!

Annie*... moins bavarde, mais toujours présente!!!

Anonyme a dit…

Stéphane... Souviens toi de Reinhold Nieburh: "God grant me the serenity to accept the things I cannot change, the courage to change the things I can, and the wisdom to know the difference.” Le reste de l'histoire, c'est juste toi qui le sait... et les gens qui te sont chers sauront lire entre tes lignes.
Keep up the good work.